ACTE PREMIER
LA CHANTEUSE, minaudant
Hais**.
VENTURA
Allons, viens, ne fais pas de façons.
Je veux dans un baiser prendre au vol tes chansons.
PASQUALE
Oui, qu'il l'embrasse!
VENTURA, se levant, à la ohanteuse.
Eh bien?
(Goiiune;«Ue eonlinue à minauder, il la prend par la taille çt rembras8e.)>
Tu permets, guitariste?
(Le guilariste hautM le§ épaulea»
PASQUALE
Puisque c'est fait.
VENTURA
Buvons !
G ALÉAS, à Petrueoio.
Leur gaîté me renu triste^ Petruccio.
VENTURA, à la chanteuse, en lui offrant un gobelet
Bois donc, la belle !
PETRUCCIO, à Oaicas.
Que veux-lu !
Tout le monde n'a pas ta farouche vertu.
A leur âge non plus nous n'étions pas morose».
VENTURA
Amis, à la santé du printemps et des roses 1
GALÉASy se levant, pais allant Tera 1m jemiM
Vous ôles bien joyeux, vous I
VENTURA
Et vous, bien aigrit Dieu me damne f j'ai cru voir Dante Alighieri.
GALÉAS
Uélas! c'est à Ravenne et non plus à Florence Qu'il dirait aujourd'hui : Laissez toute espérance! Heureux Dante ! Il n'avait au moins à se venger Que de concitoyens; nous, c'est de l'étranger.
PASQUALE, à Ventura.
Offre-lui donc à boire! Il a soif; il déclame.
GALÉAS
Jeunes gens !
PETRUCC[0,à Galéas, qa*U Teut retenir.
Tais- toi.
GALEAS , le repoussant, pois s'avançant vers eux.
Laisse ! fils de nobles, l'âme M pays, quoi, Conrad et ses gueux sans drapeau. Tas de pillards vendant au plus offrant leur peau, Sont vos maîtres; et vous, vous cueillez des verveines I Vous n'avez plus de sang, mais de l'eau dans les veines.
VENTURA
De l'eau! Pardonnez-moi, messire; c'est du vin.
TOUSy rUat
Ahlahl