‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableauxChapitre 54 sur 120 · SCÈNE VI STRADA, GUIDO · texte numérisé non relu

SCÈNE VI STRADA, GUIDO

(Strada se retourne vers Guido pour lui serrer la main.) GUIDO, bouillonnant, à voix grondante.

Ah çà! toi, Je t'ai laissé parler et commander en maître ; Mais quel crime viens-tu de me faire commettre!

i'S PAR LE GLAITE

Je ne sais quel pouvoir dans ton geste et tes yeux Ifa cloué là, comme un enfapt, silencieux ; 11 me semblait fléchir sous M voix 4e mon père... Mais cela ne peut pas durer longtemps, j'espère! Sans se plaindre, la sainte, elle rentre là-bas ; Mais c'est pour un instant seulement, n'est-ce pas? Nous allons entamer ce soir même la lutte, Dis? Je veux l'arracher aux bras de cette brute Tout de suite. Je veux la bataille aujourd'hui, \X qu'elle ne soit pas un jour de plus à lui.

8TRADA, firoid.

n faut attendre encor,

GUIDO

Tu dis?

STRADA, très net, et fera*.

Que nous ne sommes Pas prêts, que nous avons, pour décider nos hommes. Un gage à leur fournir, sans quoi tout est perdu, Tout, tu m'entends bien.

GUIDO, éclatant, et de plut en plae ivre de fureur, jusqu'à la fin de l'acte.

Ahl je t'ai trop entendu 1 N'est-ce pas grâce à toi, conseiller exécrable. Que j'ai failli tuer cette femme adorable Dont tu me fis douter bassement, lâchement?

STRADA, d'une Toiz qui t&ehe à le dompter.

Guido!

GUIDO

Ne parle plus de ton rêve qui ment.

De ces chimères dont ta démence s'enivre!

Assez! Tu n'es qu'un fou.

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