‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableaux. Représenté pour la première fois sur la scène de la Comédie française, le lundi 8 février 1892Chapitre 105 sur 123 · SCÈNE III Les Mêmes, moins GALÉAS « BATTISTA · texte numérisé non relu

SCÈNE III Les Mêmes, moins GALÉAS « BATTISTA

STRADA

Ah ! mes amis, Guido doit être triomphant!

MANETTO

Comment cela?

PETUUCCIO

Pourquoi ?

TOOS

Pourquoi?

STRADA

Je le devine.

(Montrant le ciel où monte l'aube.)

Espérons ! Espérons ! Voici l'aube divine, llavenne sera libre au soleil de demain. Saluons son réveil et bénissons la main Qui va nous ramener la liberté perdue.

Regardez la lueur qui blanchit l'étendue! J'y vois l'éclair d'un glaive. Un ange le brandit.

MANETTO

Explique-loi.

PETRUCCIO

Ton cœur s'exalte.

MANETTO

Qui t'a dit?...

STRADA, dans l'enthousiasme.

Ah ! mon cœur dans l'aurore entend une fanfare!

Qui m'a dit? Mais ces gens dont la course s'effare.

Eux vaincus, n'est-ce pas que nous sommes vainqueurs?

N'est-ce pas que Conrad est tué? Haut les cœurs!

Hommes de peu de foi, certes, la chose est telle.

Judith a dû frapper Holopherne. C'est elle,

C'est Piinalda. Trouvant l'occasion à point.

Elle a hâté le coup. Je ne m'exalte point.

C'est cela. C'est cela, vous dis-je. G noble femme!

Pendant qu'ici, loin du danger, on la diffame,

Elle, risquant ses jours pour venger le pays,

Elle nous a sauvés!...

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