‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableaux. Représenté pour la première fois sur la scène de la Comédie française, le lundi 8 février 1892Chapitre 110 sur 123 · STRADA HERMAN · texte numérisé non relu

STRADA HERMAN

Je l'ai vue^

T 0 D s, avec hon-eur.

Oh!

HERMANN

Elle était féroce En ce moment; Conrad lui-même l'admirait.

GALÉAS, éclatant.

Vengeance!

TOUS

A mort!

G A LE A s, à Sliacla qui est tombé assis sur le tronc rflnTené, et qui pleure, anéauli.

Eh bien! rendras-tu son arrêt, Toi qui la défendais contre nous tout à l'heure?

STUADA, sanglolant.

Hélas! Pardonnez-moi, mes amis, si je pleure! Ma foi s'écroule. (Se levam.) Toi, c'est toi qui la trompas, Toi, ma sainte héroïne !... Oh ! non, je n'y crois pas. (Vest impossible.

GALÉAS

Nous, nous n'avons plus de doute.

Au combat ! Songe à ton serment !

(Il commande, comme s'il était le chef.)

En route !

TOUS

En roule !

STRADA, se ressaisissant.

En effet, oui, tâchons de sauver le pays! En route !... Et s'il est vrai qu'elle nous ait trahis, Soyez sûrs de son châtiment : j'en fais ma chose. Plein de la même ardeur dont je plaidais sa cause, Je tiendrai mon serment tel que je l'ai juré. Je n'ai jamais tué personne : je tûrai.

(Il gravit le sentier, l'épée haute, et suivi par la foule en tumulte qui crie.) TOUS, les armes brandies.

A Piavenne!... Au combat!... En route!.,. A mort!... En route!

(Rideau.)

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