‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableaux. Représenté pour la première fois sur la scène de la Comédie française, le lundi 8 février 1892Chapitre 114 sur 123 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

RINALDA, à part.

Eux ! c'est eux !

CONRAD, ahurù

Quelle troupe ?

KARL

On ne sait.

CONRAD

Tuez-les !

KARL

Ils ont pris la première enceinte.

* CONRAD, courant à lui.

Quoi! Mes hommes!...

KARL

Partis avec Melzler.

CONRAD

Partis 1

KARL

Neuf cents. Nous sommes Une centaine encor, votre garde, pas plus.

CONRAD

Corps du Christ!

KARL

On lient bon. Ils sont sur le talus.

CONRAD, courant à la fenêtre qu'il ouvre.

Qu'on ouvre la grand'cour. Là, nous aurons du large.

(A. Karl, en se retournant.)

Combien de cavaliers, nous?

KARL

Quarante.

CONRAD, par la fenêtre, d'une roix tonnante.

Qu'on charge!

(Revenant à Karl.)

Mon cheval. Va! Je viens.

(En se retournant, il voit Rinalda, le visage radieuï.)

Non, arrête.

(Karl revient vers lui.)

D'abord, Entre là!

(Il désigne la porle de la chambre de Rinalda.)

Dans son lit prends-moi l'enfant qui dort!

RINAI.D V

Grand Dieu !

CONRAD

La corde aux poings ! Le bûillon sur labouchc!

RINALDA, suffoquant.

Oh!

CONRAD

Porte-le parmi nos gens, et qu'on le couche Sur la croupe de mon cheval ! Va!

(Karl se précipite dans la chambre de Rinalda.)

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