‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableaux. Représenté pour la première fois sur la scène de la Comédie française, le lundi 8 février 1892Chapitre 117 sur 123 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

R 1 N A L D A , seule, pi-oslrée contre la porte de l'oratoire.

Ah! que faire?

(Elle frappe la porte en criant.)

Guido !... Mais non, non I Je suis folle 1 Je ne peux pas. Il faut à Rizzo qu'on me vole Courir, et le...

(Elle so traîne vers la grand'porle.)

Mais quoi ! Laisse!' Guido reclus Dans cette tombe ! Horreur ! Je ne peux pas non plus.

(Allant à la i'eiiOlro, d'où elle essaie de regarder du côté où va s'engager la bataille.)

0 Dieu bon, prends pitié de ta pauvre servante !

Toi seul peux les sauver, toi seul !... Drave et fervente,

En retour, je tieadi^ai mes efl'royables vœux.

Oui, me sacrilier, jusqu'au bout, je le veux.

Guido sera l'époux de lîianca; j'y suis prête.

Moi, oui!... Mais lui?

(Montrant l'oratoire.)

J'ai peur... Si son refus m'arrête!

INon. J'ai beau le vouloir. En vain je le promets. ^'on, moi vivante! il n'y consentira jamais.

VOIX DES COMBATTANTS, au dehors.

Ah!

(Ici éclatent, furieuses, la sonnerie de la charge et la rumeur de la bataille, qu'on entendra tantôt s'éloignant, lanlôl plus proche, jusqu'à l'entrée du peuple vainqueur.)

Ah! Pourquoi Conrad ne m'a-t-il pas tuée? Seigneur Dieu, fais jaillir l'éclair de ta nuée, El que je meure ! Vols, l'holocauste est trop grand. Je ne peux, si je vis. Je pourrais, en mourant.

(Elle vient tomber, anéantie, sur le tabouret près de la table.

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