ACTE PREMIER
Tiens, ne m'en parle pas; cela me rend maussade. A boire! (ii boit.i Je devrais au moins être aiispessade! Mais quoi! Mon officier n'est pas juste. Il prétend Que je bois trop. Voyons, dis, je ne bois pas tant?
PASQUALE
Non, je ne trouve pas, Encor?
(Il lui tend la cruche.) L U D W I G ) prOsenlanl son gobelet.
Rien qu'une goutte.
(U boit.
C'est lui, mon officier, dont la conduite... Écoute! Sais-tu ce qu'il fait, lui, lui. juste en ce moment, Pendant qu'ici, pauvret, je bois loyalement?
PASQUALg
Non; que fait-il?
LU. wii; Eh bien! il fait, ie misérable, Qu'il enlève une fille, une iille honorable, Dans une église encore, une église, entends-tu! C'est donc ça la conduite, hein? C'est ça la vertu? Ah! que rhunianilé tout de même est perverse! Je ne suis que soldat; et lui, lieutenant!... Verse.
SCÈ.NE VI
Les Mêmes, puis MAX, BIANCA, puis VENTURA, PASQUALE, LAURA, Les Jeunes Gens, pa* RATTISTA, STRADA, La Chanteuse, des Hommes ct.i^s Femmes du Peuple*
M AX, criant dans la ruelie eu contre-bas, igaaehe.
Ludwig !
LUDWIG
Tiens, lui! Ma foi, du diable si j'y cours!
(a boit)
BIANCA, même jeu que Max.
Au secours!
VENTURA, accourant avec Laura. delà ruelle en conlre-bas à droite, et suivi des autres jeunes gens.
C'est la voix d'une femme!
BIANCA, échevelée, fuyant, parait au fond de la place.
Au secours!
A X , qui Ta rattrapée et lui a enveloppé la tête de son voile.
Tais-lqi.
(La foule, les suivant, envahit la place.) .
BATTISTA, à Max.
Non, laissez-la.
VENTURA
Laissez-la.
MAX, la tenant toujours biiUonnée.
Je la garde.
Au large! Et mêlez-vous de ce, qui vous regarde! lAidwig!
VENTURA, rasseyant Ludwig de force.
Toi, reste. là.
LUDWIG, tenu par Ventura et Pasquale.
Quoi!
LA FOULE
Mort aux étrangers!