‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableaux. Représenté pour la première fois sur la scène de la Comédie française, le lundi 8 février 1892Chapitre 12 sur 123 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Tiens, ne m'en parle pas; cela me rend maussade. A boire! (ii boit.i Je devrais au moins être aiispessade! Mais quoi! Mon officier n'est pas juste. Il prétend Que je bois trop. Voyons, dis, je ne bois pas tant?

PASQUALE

Non, je ne trouve pas, Encor?

(Il lui tend la cruche.) L U D W I G ) prOsenlanl son gobelet.

Rien qu'une goutte.

(U boit.

C'est lui, mon officier, dont la conduite... Écoute! Sais-tu ce qu'il fait, lui, lui. juste en ce moment, Pendant qu'ici, pauvret, je bois loyalement?

PASQUALg

Non; que fait-il?

LU. wii; Eh bien! il fait, ie misérable, Qu'il enlève une fille, une iille honorable, Dans une église encore, une église, entends-tu! C'est donc ça la conduite, hein? C'est ça la vertu? Ah! que rhunianilé tout de même est perverse! Je ne suis que soldat; et lui, lieutenant!... Verse.

SCÈ.NE VI

Les Mêmes, puis MAX, BIANCA, puis VENTURA, PASQUALE, LAURA, Les Jeunes Gens, pa* RATTISTA, STRADA, La Chanteuse, des Hommes ct.i^s Femmes du Peuple*

M AX, criant dans la ruelie eu contre-bas, igaaehe.

Ludwig !

LUDWIG

Tiens, lui! Ma foi, du diable si j'y cours!

(a boit)

BIANCA, même jeu que Max.

Au secours!

VENTURA, accourant avec Laura. delà ruelle en conlre-bas à droite, et suivi des autres jeunes gens.

C'est la voix d'une femme!

BIANCA, échevelée, fuyant, parait au fond de la place.

Au secours!

A X , qui Ta rattrapée et lui a enveloppé la tête de son voile.

Tais-lqi.

(La foule, les suivant, envahit la place.) .

BATTISTA, à Max.

Non, laissez-la.

VENTURA

Laissez-la.

MAX, la tenant toujours biiUonnée.

Je la garde.

Au large! Et mêlez-vous de ce, qui vous regarde! lAidwig!

VENTURA, rasseyant Ludwig de force.

Toi, reste. là.

LUDWIG, tenu par Ventura et Pasquale.

Quoi!

LA FOULE

Mort aux étrangers!

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