‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableaux. Représenté pour la première fois sur la scène de la Comédie française, le lundi 8 février 1892Chapitre 55 sur 123 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

METZLER

Si Conrad se méfle, et si quelqu'un nous vend!

RASPONI

Sois tranquille. Il est sûr de nous deux comme avant. D'ailleurs, j'ai tout prévu. Si notre affaire avorte, J'ai de quoi regagner sa faveur, et plus forte.

METZLER

ijuoi ?

RASPONI, le poussant vers la gaodie.

J'ai... que Rinalda conspire.

METZLER

Elle! comment!

RASPONI

Elle, oui. Ce Galéas, pour qui l'on fut clément, Ln des chefs du parti bourgeois, elle est allée Le voir, ce matin, oui, chez lui, seule et voilée. Je l'avais fait suivre. Est-ce un indice ?

METZLER

Assez grand, Ma foi I

RASPONI

Ce n'est pas tout. Elle a fait, en rentrant, Sans t'en parler, donner l'ordre à la citadelle Ou'on laissât s'introduire à toute heure auprès d'elle La fille de cet homme. Hein? Qu'eu dis-tu?

Rinalda conspire.

METZLER

C'est clair,

RASPONIj continuant à marcher avec lui rers la gasche.

Or voici mon plan, Melzler : Surveiller, laisser faire, en savoir davantage, Et puis la prendre, ou pour complice, ou comme otage. Ainsi je pare à tout ce qui peut arriver. Un malheur ! Et nous la perdons pour nous sauver.

RINALDA, à la cantonade, à droite.

Rizzo! Rizzo!

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