SCÈNE PREMIÈRE CONRAD, RINALDA
<A droite, prés de sa porte, Conrad interroge, piteux; Rinalda est près de lui, avec un geste qui renvoie.)
CONRAD
Aloi-s?
RINALDA
Oui, monseigneur, il souffie. Oh ! rien de grave, Presque rien. C'est toujours ainsi quand il vous brave. Son petit cœur s'exalte. Un peu de fièvre suit. .Mais je le garderai près de moi cette nuit.
CONRAD, décontenancé.
Ah!
RINALDA
Moi-même, ce jour m'a toute endolorie.
J'ai besoin d'être seule, en repos. Je vous prie De me laisser.
J'entends. C'est ma faute, d'ailleurs.
Je porte ainsi dans tout mes instincts batailleurs. Je me corrigerai, pardon!
(Geste cfimpatience de Rinalda.)
Mais je vous lasse, Je le vois. Ce n'est pas l'instant d'avoir ma grâce. J'attendrai que le calme en vous soit rétabli. Bonsoir, madame.
RINALDA, à pari.
Enfin !
(Elle salue de lalëte.) CONRAD, au seuil de la porte de droite.
Dieu vous donne l'oubli !
(Il Bort )