LIMANT
Loin de témoigner la moindre joye de me revoir, j'aperçois à vos pieds un indigne rival!
Gille.
Tarât ap a.
L'Amant.
Vous ne m'attendiez pas, traîtresse ! On me Tavoit bien mandé que vous faisiez trophée de vostre inconstance.
Eotis.
L'Amant.
Mais, après tous vos sermens, pouvois-je ajouter foy à de pareils avis? Eh bien, scélérate! je n'ay paru tranquille aux yeux de vostre nouvel amant que pour mieux cacher ma fureur.
Gille.
L'Amant.
Gille.
Taratapa.
Je suffoque.
Eous.
L'Amant.
Je suis au désespoir.
Gille.
Taratapa.
L'Amant.
La rage m'aveugle.
GlLLE.
Eotis. Oh ! ma foy, voilà le plus civil de tous les hommes.
L'Amant.
Mais, il sortira... Ah! j'aperçois le traître qui m'enlève vostre cœur. Il faut qu'il ait ma vie ou qu'il périsse de ma main. Allons, lasche, défens-toy ! Prenez garde à ce que vous faites, Monsieur; je ne suis pas ce que vous pensez.
L'Amant.
Je ne viens pas, malheureux, de te voir aux pieds de Marinette?
Gille.
Non, ou la peste me crève ! Je m'appelle LaGillotinière, et je ne connois pas vostre maîtresse. L'Amant.
Ah! coquin, tu feins de ne la pas connoistre. Tu as une épée au costé, et tu n'oses la tirer ! Eh bien ! e veux te faire expirer sous le bâton.
(// rosse Gille.) Gille.
Au secours! au secours! A moy! Au guet! A la livrée! Ah! je suis brisé! Gagnons au pied. C'est le plus court.