‹ Paradis perdu (volume 2)Chapitre 2 sur 131 · LIVRE sixième · texte numérisé non relu

LIVRE sixième

OANS être poursuivi ^ l'intrépide Abdiel , Durant toute la imit , fend les plaines du Ciel. Cependant par degrés la lumière est éclose ; Les Heures , conduisant l'Aurore aux doigts de rose , Ont ouvert la barrière au char brillant du jour.

Sur la montagne sainte est un profond séjour , D'où , reprenant sans fin leur course régulière , Partent pour revenir la nuit et la lumière , Du théâtre des Cieux douce variété :

Chacune a son issue ; et lorsque d'un côté Paraît le jour naissant , de l'autre la nuit sombre Rentre dans son palais jusqu'à l'heure où son ombre , Comme un voile léger déployée à son tour,.

Laisse au Ciel étoile la clarté d'un beau jour. Son règne en ce moment faisait place à l'Aurore : ( Pour vous d'un feu moins vif le Midi se colore ) ;, La Nuit, cédant au Jour l'immensité des Cieux , Reportait loin de nous ses pas mystérieux.

Aux regards d' Abdiel tout à coup se présente- I)es milices du Ciel l'ordonnance imposante ;.

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