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AVERTISSEMENT
plus vies et ie plus Rhr es, apres Serlio etsautres auteurs, “exigent une connaissance préliminaire de celles qui les précèdent dans” cet ouvrage pour-opérer convenablement dans la disposition d’un: plan, d’une élévation ou d’une coupe. Quant à moi, incertain dans le choïx de ces différentes méthodes, adoptées par les uns, rejetées par les &utres, j'ai cru pouvoir tout concilier par | mes recherches. Les rapprochemens que j'en ai faits m'ont donné les résultats que j'offre aujourd’hui aux artistes, quine peuvent que difficilement se livrer à l’étude de cette science, pour laquelle il faut une grande exactitude. Quelques auteurs ne l’abordent, en effet,'et ne la présentent que par des.raisonnemens-et des figures de géométrie, ce que beaucoup ne veulent ou ne peuvent s’assujettir à étudier. D’autres auteurs proposent des combinaisons qui, pour être entendues et être appliquées à propos, supposent déjà une connaissance raisonnée de cette science. il Pour écarter l’ennui d’un travail préliminaire qui demande du tems et de la } persévérance , je ne donne dans cet ouvrage que quelquesifigures de géométrie, explicatives et indispensables, sans entrer dans aucune définition scientifique. J’opère , du reste, d’après les moyens indiqués par les divers auteurs, en n’ap- ! pliquant directement les figures de géometrie que pour en déduire des résultats 5 palpables et développés autant que possible. Pour éclaircir les doutes, si l’on pou- k vait en ayoir, jé mé suis même quelquefois servi de leurs-propres figures comme | autorités, pour en présenter de nouvelles à la suite. | b Je ne dirai rien de plus sur ce sujet ; les figures qui vont suivre m’ayant offert (|
quelquefoïs des moyens de développemens pour leur application, ou générales: ou particulières , placées en leur-lieu , elles diront davantage que dans un‘simple avertissement. . 4
J’ai entrepris cet ouvrage, en quelque sorte, pour lés architectes, son étude
"AVERTISSEMENT
éfant nécessaire sous tous les rapports de leur art. Car si, par exemple , ils veulent juger de l'effet d’un Ordre d'architecture, ou même d’un simple attique élevé au dessus ne corniche saillante, et dont l’ensemble géométral paraîtra satisfaisant, mais dont l'exécution ne répondrapas toujours à leur attente, c’est alors, qu'un dessin perspectif de Pobjet, vu du point où l’édifice doit être le plus favo aperçu, leur donnera: la Vraie mesure des proportions qu’ils doine Il en sera de même agi les saillies Eu les renfon-
et au nr près, où les uns Métlaient plus de pureté que les: autres, il y i ‘une certaine harmônie: Si l’on veut se donner la peine de méditer leurs hvrés, on y reconnaîtra ce jé j'avance ici. “2 Cette variété de méthodes n’est pas seulement utile aux architectes, les pein- "tres y Louveront également des préceptes et des exemples faciles à mettre en
pratique pour l’architecture des tableaux d’histoire et de genre, car la science des lignes est aussi nécessaire aux peipires, pour la dégradation de leurs figures, des lumières, des fonds de fabriques, etc. Ils peuvent placer tous les objets sur une même ligne, sur des sommités prévues et accidentelles, et d’un point fixe les amener à la ligne de tableau, et les transporter ensuite sur le plan perspectif, il Beu de la scène qu’ilsveulent exprimer. Rien ne peut être idéal , tout doit être 1 soumis aux lignes, surtout les raccoarcis, si difficiles à bien exprimer, pour ne
| Das offrir, comme on voit dans quelques tableaux , des pieds plus longs que les | que!q ; E PMRRR
1 jambes et des mains plus grandes que les bras ; mais deux points suffisent à celui Lu qui à bien ses lignes dans la mémoire, le sentiment fait le reste.
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"Enfin, cet ouvrage pourra, nous l’espérons, par la variété des AbodeRe qu'il présente, encourager l'étude de cette science, qui a d’autant plus d’attraits, qu’elle offre tous les’ moyens de saisir avec justesse la nature sous tous les aspects (1). ;
Nota. Dans l'explication des figures en général, j'ai fait en sorte de me faire entendre; mais je crains de n’avoir pas toujours pu éviter d être parfois obscur
(1): On a'puinventer; pour -suppléer àla chambre noïre, un mécanisme pour prendre des vues exactes de telle ou telle situation, de monumens:, de fabriques, ou de tout ce-qui peut concourir à rendre le trait d’un paysage; mais ces moyens ne vous apprennent point la perspective, et vous la font dessiner. souyent sans'la sentir. Le fond d’un tableau, comme Ja vue d’un édifice que vous auréz composé, ne peuvent se metre! en perspective par:un mécanisme quelconque, puisqu'ils n’existent que par votre imagination. C’est donc. à la science qu’il faut avoir recours, tout autre-moyensne pouvant vous y conduire. En général, toutes
*ces inventions nouvelles (léur mérite à part), loin d’être favorables aux arts, tendent à les rabaisseren pa-
raissant les rendre faciles, ce qui est une erreur, quivcependant:s ’accrédite dans l'esprit de beaucoup de gens.
AVERTISSEMENT" ou diffus. C’est pour obvier autant que possible à cet inconvénient, ue su l’occasion , je me suis quelquefois répété. Une autre cause cependant m'a fait agir ainsi : j'ai voulu que, quelle que soit celle des méthodes que l’on adopte, on puisse toujours y trouver des rapports conduisant aux mémessrésultats, ainsi que des exemples qui fournissent des rapprochemens. Si pour quelques fi enfin, jai multiplié les lignes d'opération, c’est que ces moyens nfontpar voir être’utiles ; on pourra cependant ne s'occuper que des points pri dont les autres; commeul séra-facile de le:voir ; doivént-nécessairement@ On tronvera même, dans chaque partie, des figures qui appartiennent telle ou telle méthode qu’à celle où je les aï placées ; mais je l’ai fait ainsi comparaison, et pour mettre quelques diversités dans le cours des études
Pour rendre ce Parallèle aussi complet que possible, je réunirai*dans & .seconde partie, composée de vingt-planches, tout ce qui pourra manquer celle-ci pour les divers détails le plus ençusage dans la peinture pittoresque.