‹ Paralyses Consecutives Aux Infections Aigues (Paralyses Para-Infectieuses) Leur Traitement Par Les Eaux De La MalouChapitre 26 sur 46 · CHAPITRE IV Pronostic. — Traitement en général · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV Pronostic. — Traitement en général

Dans chacun des articles relatifs aux maladies infectieuses, nous avons indiqué le pronostic: il faudrait en effet envisager chacun des cas en particulier. .

On peut affirmer, toutefois, que, guoadvitam, le pronostic est favorable. dans l’immense majorité des cas. La mort peut survenir par paralysie des muscles respiratoires ou cardiaques, ou encore dans les formes cervicales ou bulbaires, laryngiennes, dans les formes ascendantes des névrites et des myélites. Mais, nous le répétons, ce sont là des cas très rares, le pronostic quoad vitam est favorable.

Quant à l’avenir de la fonction, le pronostic est favorable aussi dans les formes dépendantes d’hypérémie ou d’anémie, fatal dans celles dépendant de sclérose ou de foyers hémorrhagiques.

La thérapeutique doit être différente suivant que la paralysie' apparaît au début, dans la période d’état ou après la période aiguë. Dans le premier cas, on doit se contenter de traiter l'infection générale. En traitant la fièvre, on traite l’hypérémie, par conséquent la paralysie; les antipyrétiques de tous ordres sont indiqués ; l’acide salicylique a été indiqué à la fois comme antipyrétique et antiseptique; les douleurs seront calmées par la morphine et les divers narcotiques.

Quand la paralysie débute après la période d'état, il ne

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faut pas oublier que le plus généralement c’est l’anémie qui est la cause.

Le traitement reconstituant, tonique, hygiénique a toujours réussi (fer, quinquina, arsenic, hydrothérapie).L’électricité a rendu bien des services; galvanique, elle s'adresse plus spécialement aux nerfs ; faradique, elle influe de préférence sur les muscles. M. Delaporte, dans une thèse toute récente, vient de faire une étude soignée du traitement électrique par les courants induits (1).

Quand les muscles ne réagissent plus aux courants faradiques, on doit recourir aux courants galvaniques, se souvenant que l’on entrave l’atrophie en électrisant les muscles tous les jours, et que, pendant ce temps, le travail de régénération du nerf peut continuer à progresser. On évitera ainsi la perte irrémédiable de la fonction, par suite de la destruction du muscle. On doit, de plus, aidé l’électricité par le massage, les frictions, les mouvements passifs, corriger les déformations invincibles par la ténotomie.

Quand un syndrome nerveux s’est établi à l’occasion de l'infection, on a recours au traitement approprié.

La plupart des auteurs qui ont traité le sujet qui nous occupe disent, en terminant: dans les cas invétérés, on peut recourir aux eaux minérales, et ils en citent plusieurs: Aix, Luchon, Bourbonne, Plombières, Ragatz, Néris, comme ayant donné de bons résultats.

Tous nomment La Malou, quelques-uns même (Bonnet, M°° Déjérine) n’indiquent que La Malou.

Puisqu’il est démontré que les eaux minérales ont une action incontestablement favorable sur l’évolution des paralysies para-infectieuses, pourquoi n’user de ce moyen théra-

(1) Th. Bordeaux, 1894.

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peutique qu’en dernier lieu, en désespoir de cause presque? À toutes les périodes des paralysies para-infectieuses, la maladie aiguë une fois terminée, une saison aux eaux minérales doit être tentée, et, dans le plus grand nombre des cas, pour le plus grand bien des malades. Démontrer cette dernière proposition, voilà le but de notre seconde partie.

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