‹ Paralyses Consecutives Aux Infections Aigues (Paralyses Para-Infectieuses) Leur Traitement Par Les Eaux De La MalouChapitre 32 sur 46 · DRE ER RO D PR LA SES TPE · texte numérisé non relu

DRE ER RO D PR LA SES TPE

DÉADANE

Observation XI1 (Inédite. — Docteur Privat)

Typhus. — Paraplégie. — Amélioration consécutive @ une première cure. — Guérison apr ès une deuxième cure.

Tanneur, 39 ans, fortement constitué, sujet à de fréquentes angines, . fut atteint du tvphus, qui dura 5-6 semaines. Dès le début de la con-

valescence, faiblesse notable dans la moitié inférieure du Corps. Quelques mois après, douleurs le long de la colonne vertébrale, s’irradiant aux épaules et dans les membres avec prédominance de la faiblesse dans le côté gauche.

Après deux mois de séjour au lit, nécessité par l'impossibilité de se tenir debout, et pendant lesquels il eut plusieurs poussées d’eczéma sur divers points du corps, le malade a pu se lever, faire quelques pas avec le secours de béquilles. Alors surviennent des fourmillements à la plante des pieds, des sensations d’engourdissement dans les jambes. Miction difficile, oligurie.

16 bains de piscine. Part dans le même état. #

Mais le malade nous revient l’année suivante, dans un état d'amélioration notable, qui avait débuté et progressé dès après sa cure à La Malou. Il marche librement, bien qu’encore engourdi. Il prend 18 bains et part entièrement guéri.

Qu'il nous soit permis de souligner ici une particularité dans l’action des eaux ; et, nous la soulignons, parce que ce mode d'action est fréquent. Le malade part de La Malou dans le même état où il se trouvait à son arrivée; ce n’est que peu de temps après que débute l’amélioration. Si nous n'avions eu que des observations de ce genre, nous n’eussions point écrit cette thèse; on aurait pu nous dire : « Mais La Malou n'y est pour rien ; puisque ces paralysies rétrocèdent d’elles-mêmes». Nous avons démontré, avec les si conclüuantes observations II, V, VII, VIII etIX, que cette objection n’avait aucune valeur. Nous avons reproduit l’observa-

: HS ARTS ANA | tion XII pour pouvoir souligner ce mode d’action particulier : amélioration seulement quelque temps après la saison. Ce qui prouve d’ailleurs que cette amélioration est due à La Malou, c’est que, très lente jusqu’à la seconde saison, elle a marché très rapidement à la guérison, dès que le malade s’est retrempé dans les eaux bienfaisantes. |

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