‹ Paralyses du Larynx d'origine centraleChapitre 3 sur 18 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le sujet que nous avons choisi pour notre thèse inaugurale, est bien complexe. L'étude des paralysies du larynx d'origine centrale à captivé l'attention de bien des auteurs et pourtant la lumière n’est pas complètement faite sur bien des points. |

Primitivement, nous avions songé a nous borner à l'étude clinique. qui n’est encore qu’ébauchée, des paralysies du larynx d’origine protubérantielle, mais nous eussions été arrêté à chaque pas, par une donnée anatomique indispensable à l'intelligence des faits; en effet, les rapports nerveux du larynx et de la protubérance sont encore trop obscurs. trop discutés pour qu’il soit permis, sans quelque présomption, d'affirmer a priori l'existence d’une relation pathologique entre ce segment du névraxe et la glotte. C'est pourquoi nous ferons précéder l’étude clinique, de quelques

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considérations anatomiques sur l’innervation centrale du larynx. Nous croyons qu’il existe à présent un groupe suffisant de faits positifs, pour essayer avec fruit cetie petiteitentative de synthèse, qui nous a semblé un peu incomplète, ou tout au moins un peu incertaine, quant à ses conclusions, dans le récent mémoire — si remarquable d’ailleurs — publié par Lermoyez. Des documents nouveaux publiés à l'étranger, remplissent jusqu’à un certain point les lacunes qui rendaient l’édifice incomplet.

Nous ne nous appuierons que sur des faits indiscutables et nous serons aussi sobre que possible de, théories. Quand nous nous trouverons en présence de deux solutions d’un même problème, l’une fournie par la physiologie expérimentale, l’autre par les constatations anatomo-cliniques, nous donnerons toujours la préférence à la deuxième, pensant que, si intéressants que soient les résultats fournis par les animaux, les seuls résultats tirés de lobservation de l’homme, ont une indiscutable valeur en médecine humaine.

Notre travail comprendra donc deux parties : l’une anatomique, l’autre clinique. Dans la partie anatomique, nous étudierons successivement les différents segments du système nerveux central qui président à l’innervation du larynx, depuis l’écorce cérébrale jusqu'aux noyaux bulbaires, en passant par la Zone sous-Corticale, la capsule interne, les tubercules quadrijumeaux, la protubérance. Dans là partie clinique, nous tâcherons d'établir la réalité de paralysies laryngées d’origine protubérantielle, fait qui n’a pas encore

on

été signalé, à notre connaissance du moins ; leur réalité ne saurait être mise en doute après l'observation, suivie d’autopsie de Hall. Mais dans cette observation absolument remarquable, le rapport entre la lésion constatée à la nécropsie et la paralysie laryngée n’a pas été nettement mis en lumière. (est ce que nous essaierons de faire ; la question étant ainsi posée, nous espérons que l'observation clinique que nous publions pourra paraître intéressante.

Mais avant de commencer cette étude qui doit clore nos études médicales, ce n’est pas sans une certaine mélancolie que nous regardons en arrière. Nous voudrions que les fertiles paroles de nos maîtres restassent gravées dans notre esprif, et qu'aux prises avec les innombrables problèmes que notre profession est appelée à résoudre, leur enseignement portat ses fruits.

M. Reclus nous a appris ce que les livres, si bien faits qu'ils soient, n’enseignent pas: l’amour de notre métier. Ce chirurgien qui donne le meilleur de lui-même à ses malades et à ses élèves sait communiquer à ceux qui l’approchent sa belle passion. Nous sommes heureux et fier, d’avoir été son élève. ?

M. Peyrot dont la bonté est proverbiale à bien voulu s'intéresser à notre carrière, nous lui sommes redevable d'excellents conseils, et la haute direction qu’il a bien voulu donner à nos études a été pour nous d’un inappréciable secours. Nous le prions respectueusement d’agréer nos remerciements.

En dernier lieu, MM. Lubet Barbon et Martin ont bien

voulu nous instruire dans l’art difficile de la laryngologie; leur bienveillant accueil et leurs conseils éclairés leur ont acquis des droits à la reconnaissance que nous sommes heureux de leur témoigner aujoud'hui.

Enfin, notre ami Maurice Dide, qui nous a aidé de sa collaboration pour la rédaction de l’observation originale à droit à nos remerciements.

Nous sommes heureux de dédier cette thèse à M. le professeur Fournier. qui à bien voulu nous faire l’honneur d'en accepter la présidence. .

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