I. — Centres corticaux
II. — Trajet intra cérébral du faisceau laryngé. III. — Trajet pédonculo-protubérantiel des fibres laryngées.
I° Centres corticaux
Leur étude est très bien faite par Lermoyez dont nous suivons le plan pour cette partie, et auquel nous renvoyons pour historique qu’il fait très complètement. A titre documentaire nous citerons textuellement les auteurs qui ont apporté une contribution positive à cette question.
1° Centre respiratoire du larynx. — Ce que nous en avons dit permet de prévoir qu’il doit être chez l’homme très limité, si même il est distinct du centre phonatoire.
Risien Russel cité par Lermoyez « sectionna les filets tronculaires du recurrent destinés aux constricteurs; et il put dès lors provoquer l’écartement de la corde vocale en
ff
SUR 1 Re
excitant une zone de l'écorce située un peu en avant et audessus du centre phonatoire de Krause. »
On sait que les muscles respiratoires de la glotte sont abducteurs-antagonistes des muscles phonateurs qui produisent la constriction bizarre, le chat miaule cependant en inspirant, c’est du moins ainsi que Semonet Horsley, qui ont trouvé chez cet animal — mais chez celui-là seul, — une zone étendue et bien nette, correspondant dans la cortréalité aux mouvements de la glotte respiratoire, expliquent leur résultat, chez lequel «les mouvements de respiration ne sont à tout prendre que des mouvements de phonation. »
Aucun travail n’est venu nous éclairer encore sur la présence du centre cortical respiratoire chez l’homme; nous sommes tout à fait porté à l’admettre, mais avec cette restriction qu’il doit être subordonné au centre phonatoire ct très difficilement isolable de ce dernier. En effet, dans tous les cas de paralysie du larynx d’origine corticale, la corde vocale a été trouvée en position cadavérique; c’est dire implicitement que toute l'innervation de la corde vocale est supprimée, aussi bien celle qui préside à sa constriction (phonation) que celke qui préside à sa dilatation (respiration) et des cas bien observés comme ceux de Garel et Dor et de Déjerine sont à l’abri de la critique : pour les cas de ce dernier, notamment l’objection d’une lésion bulbaire concomittante semble être prévue, puisque nous sommes informés que les noyaux d’origine des nerfs craniens sont tout à fait indemnes. Quant à l’examen laryngoscopique, il ne peut laisser ombre d'un doute, on le trouvera in extenso, plus