‹ Paralysie générale et psychoses dans la syphilis acquiseChapitre 24 sur 31 · RIRE · texte numérisé non relu

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lairement aux affections nerveuses ou mentales, il en existe un nombre au moins aussi grand qui ont acquis le terrain nécessaire à l'éclosion de ces affections.

Nous n'énumérerons pas les causes adjuvantes ou occasionnelles de la paralysie générale dont maintes statistiques ont prouvé le rôle indéniable, ce sont les mêmes qu'il faut également signaler quand on cherche la génèse des autres alteintes mentales des syphilitiques.

Il faut que tous les malades les évitent soigneusement, surtout ceux que leurs prédispositions héréditaires ou leur existence antérieure permettent de considérer comme plus accessibles aux manifestations nerveuses. :

Il faut tout d’abord empêcher que l'organisme suffisamment intoxiqué par la syphilis n’ajoute à celle-ci quelque autre intoxication. L'alcool et le tabac doivent être radicalement supprimés, autant à ce point de vue que dans le but d'empêcher les irritations locales qui sont les causes les plus fréquentes des accidents secondaires buccaux.

L'on à peu insisté sur une autre variélé d'intoxications qui semblent moins pernicieuses, mais qui, à notre avis, n'en jouent pas moins un rôle très important: nous voulons parler des inloxicalions alimentations. Le régime d'un syphililique au début doit, certes, être extrèmement tonique, puisqu'il s’agit de combattre l’'anémie el la dénutrilion générale que ne manque pas de causer la spécificité, mais ce régime gagnerait à êlre beaucoup moins chargé en viande qu'on le croit généralement. Les émonctloires, les reins surtout, ont besoin d'être ménagés : il leur faut

agir constamment contre la toxine syphilitique et le mer-

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cure, et mieux vaut à cette période prescrire le laitage, les œufs, les farineux, que les aliments plus riches.

Puis, comme il a été maintes fois démontré que la syphilis nerveuse est particulièrement fréquente chez ceux qui ont surmené leur cerveau, il faut mettre les malades en garde contre les prédispositions qu'ils pourraient acquérir de ce côté, et leur recommander d'éviter le surmenage cérébral quel qu'il soit, même le travail par trop acharné. Emotions, soucis, chocs moraux, heureux ou malheureux, tourments, elc., doivent être évités. Mais ce qu’il importe surtout d'obtenir, ce sont les longues heures de bon sommeil, éviter tout ce qui peut le troubler (bruit, air confiné où trop surchauffé, excitants (café, thé, alcool), excès de tablé}), car pendant l’insomnie comme pendant la veille, le cerveau pense, donc travaille, et nous sommes d'avis que bien des choses que l’on à mises sur le compte du surmenage cérébral simple, comme les émotions du jeu, les plaisirs vénériens par exemple, exercent leur influence nocive plutôt à la faveur de l’insomnie. De plus, comme on ne lutte Jamais si bien contre celle-ci qu'en prescrivant le sommeil à des heures fixes, 1 ne faut pas faire perdre de vue cette notion aux malades.

Enfin, la santé générale doit être améliorée : tonifié par le repos de la nuit, par l'alimentation suffisamment abondante el saine, le malade doit rechercher la pureté de l'air et faire fonctionner ses muscles et sa peau. L'exercice, les soins de propreté et l’hydrothérapie ont une place très

marquée dans un traitement de cet ordre. Pour le profes-

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