‹ Paris à chevalChapitre 25 sur 98 · DÉS RUE · texte numérisé non relu

DÉS RUE

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Voici de quelle facon elle s’opère généralement. — L’amateur part accompagné du piqueur de l'établissement vendeur.

Au pas d’abord — tout va bien. Le futur acquéreur

ne demande rien à sa mon- { ture, qui suit tranquillement son camarade d’écu-

rie.

| Du pas, on passe au WZ7Z trot, et l’ordre continue à Ne ) Ar nn = 74 régner; mais, comme tout CRAF+ : TE = VA n 4 acquisition possède les trois allures, il embarque au galop l'animal qu’il essaye. C’est alors que souvent tout se gâte.

acheteur désire que son

Le cheval part un peu vivement, le cavalier se cramponne, et l’emballage commence.

Dix minutes après, le piqueur rentre au bercail, ramenant les deux chevaux : si on lui demande ce qu'est devenu son client : « Il est chez le pharmacien », répond-il avec une tranquillité qui montre quelle habitude il a de pareille aventure, et combien est justifié le nombre des pharmacies accumulées aux

différents coins des nombreuses rues perpendiculaires à l’avenue des Champs- Elysées.

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Les heures matinales sont les heures propices aux premières tenlatives des gens désireux d'approfondir l’art difficile de conduire à quatre : on a plus d’espace devant soi et moins de public en cas d’insuccès.

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La meilleure préparation pour bien mener quatre chevaux est d'apprendre à en bien conduire deux, de même que, pour bien mener deux chevaux, le meilleur apprentissage consiste à savoir en faire valoir un, en vertu de cet axiome que celui qui peut le moins arrive à pouvoir le plus, et que, en fait de conduite, il n’y a que le premier cheval qui coûte.

Admettons que les deux premiers échelons de cette marche ascendante aient été franchis, et que le néophyte en matière de conduite à quatre con-

PARIS À CHEVAL. Ve

naisse toutes les finesses de l’art de mener à deux : la seule difficulté nouvelle pour lui, l’inconnu, sera la mobilité extrême des deux chevaux de volée, excessivement sensibles au moindre appel des rênes.

On comprend aisément, en effet, que deux chevaux pour ainsi dire libres soient plus disposés à s’écarter de la ligne droite que les deux chevaux maintenus par un {imon rigide, ou encadrés dans le brancard. C’est la première et la principale difficulté.

Une lecon de guides.

Il en est bien une autre qui rentre dans la catégorie de celles signalées par Cham dans cette courte légende, à propos des s{eeple-chases : Prix d’entrée : 20 francs, premier obstacle! — et qui consiste à se procurer l’attelage pour

s'exercer.

Mais qu'importe l

Si tout le monde ne peut se procurer en propre propriété le four in hand nécessaire, on à des amis, et à défaut d’amis, les établissements publics institués à l’effet de transporter aux courses les amateurs de sport, ont à leur

disposition le matériel indispensable.

Les quatre animaux réunis sous prétexte d’attelage n’ont le plus souvent rien de commun comme modèle, comme moyens, comme action, mais - enfin ce sont quatre chevaux ; ils sont mis aux places qu’un véritable attelage occuperait, et les rênes qui servent à les conduire sont distribuées de la même facon qu’elles le seraient pour le quadrige le plus correct et le plus luxueux. |

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