AU BOIS LE MATIN. — A PROPOS DE BOTTES
Pour la promenade du matin, chacun s’équipe à sa guise. N'empêche qu’il y a des cavaliers corrects et des fantaisistes.
Mais tout est permis à cette heure.
La seule chose rigoureusement interdite à tout cavalier qui craindrait de passer pour l’un des anciens aides de camp de Bergeret lui-même, est la botte à l’écuyère,
Ceci est le système du gentleman
fermier. Grosse botltine Jacée
l’éperon à courroies. Le comble du genre est de retrousser le bas du pantalon, comme si l’on aVait à marcher
à fravers les labours.
La simple jarretière : une petite courroie en cuir avec un boucleton. C'est exactement la lanière qui sert à rouler la couverture de voyage; mais cela s’achète à Londres, et il paraît qu'à l'usage c'est d'un pratique et d'un confortable absolus. Trés-vilain d'ailleurs.
La mollelière, — ainsi nommée parce qu’elle s’adapte au mollet. — Trèscommode pour les individus suffisamment pourvus de cet ornement charnu, insupportable au contraire pour ceux dont la jambe est d’une élégance voisine de la maigreur; elle tourne constamment et finit toujours par amener sur le tibia la cavité destinée à contenirle mollet absent,
Le vulgaire sous - pied, Un meuble inutile pour les cavaliers dont la jambe a un peu d’adhérence.
Un instrument de torture Pour ceux qui n’ont pas d’assiette. Le pantalon tendu aux deux extrémités prend une dureté terrible pour les épidermes délicats.
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