‹ Paris--atlasChapitre 174 sur 339 · PERSPECTIVE DU BOULEVARD RICHARD -LENOIR · texte numérisé non relu

PERSPECTIVE DU BOULEVARD RICHARD -LENOIR

de telle sorte que tous les occupants peuvent se livrer en chambre à leur industrie.

La rue des Boulets n'est autre chose que le prolongement de l'ancien chemin de Saint-Maur à Saint-Denis, et elle se continue, en effet, dans l'arrondissement, par la rue Saint-Maur. Elle doit son nom à un lieu dit des Boulets dont mentiqn existe dès le xvi® siècle.

Les maisons situées au-dessous de la rue Roubo (un nom de menuisier érudit du siècle dernier) prennent vue sur la rue de Montreuil et occupent le terrain des jardins de l'hôtel Titon situé dans cette dernière rue. Maximilien Titon, directeur général des manufactures d'armes, s'était fait construire là une fort belle résidence que l'on appelait, suivant l'usage, la Folie-Titon. Après sa mort, survenue en 1711, sa maison fut morcelée. Sous Louis XVI, un des pavillons était occupé par la fabrique de papiers peints de Réveillon. On sait que, le 28 avril 1789, cet établissement fut pillé par le peuple qui accusait Réveillon, à tort ou à raison, de montrer des sentiments très peu favorables au mouvement de liberté qui faisait tressaillir la France entière. II n'est pas démontré que cette émeute, prologue de la Révolution à Paris, ne fut pas organisée par le duc d'Orléans, qui voulait susciter des embarras au gouvernement. Ce qui est plus curieux, c'est que Réveillon, pour sauver ses jours, n'imagina pas de meilleur refuge que la Bastille, où il vint se constituer prisonnier volontaire. S'il eut tort d'avoir été si peu l'ami du peuple, il faut lui tenir compte d'avoir été

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