LA LOI ET LA RÉPUBLIQUE
Auno75 de la rue du Faubourg-Sainlallée conduit à un bâtiment d'aspect n le mérite de posséder une rampe d'escali sculptée sur bois, où les quatre saisons s< des figures allégoriques. Ce travail paraît remonter au xvii® siècle ; il y a là une indication utile sur l'époque reculée où l'industrie du bois était déjà en faveur dans le faubourg.
Le boulevard Richard-Lenoir (qui i porte le nom d'un manufacturier important, mort en 1839) doit son existence au canal Saint-Martin qu'il recouvre. A l'origine, le canal était à ciel ouvert ; un décret du 29 août 1857 prescrivit qu'il serait voûté entre la place de la Bastille et le faubourg du Temple, sur une longueur de 1,849 mètres 60 centimètres. Au souterrain, il fallait de l'air et de la lumière ; on lui en a fourni fort habilement par des ouvertures pratiquées dans la voûte, que des massifs de verdure dissimulent. Dans la partie avoisinant la Bastille, le boulevard donne asile, durant la semaine qui précède Pâques, à la foire aux jambons, qu'on pourrait aussi appeler foire à la ferraille, car ces deux marchandises s'y débitent avec le même succès, et sans concurrence possible. A l'intersection des boulevards Richard-Lenoir et Voltaire, s'élève la statue de Bobillot, un jeune et vaillant Parisien, mort en héros pendant l'expédition du Tonkin.
L'ouverture du canal Saint-Martin eut pour conséquence de faire disparaître la maison de Beaumarchais, qui était, sous la Révolution et le premier Empire, l'une des curiosités de Paris. Elle couvrait tout l'espace circonscrit aujourd'hui par le boulevard Richard-Lenoir, le boulevard Beaumarchais et la rue Laval (Daval fut un obscur échevin de la fin de l'ancien régime). Dans un ouvrage consciencieusement