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FAÇADE ET DÔME DE L'INSTITUT

Phot. Moreau.

duc d'Aumale du do mai no el des co lortions de Chanlilly.

On ignore ass(*z ^uériéralenionl que rhislilul na pas de vacances, ses îiir»!ol>res ayant , (Tailleurs, ions les droits possiides à s'abseiiler tant qnW lourplnit; mais ehai-um» des cinq classes sasseuihle une fois par seïMiiKo toute rauné(;. Le public (»s( admis k assister aux séances des Acadérriios des sciences, des inscriptions et bcUes-leiires et des sffiences morales

ùt poiiliquoB ; i'Acadéîiito fraiiçaiiio ol

celle des beaux-arts siègent à huis clos.

Les bâtiments, avons-nous dit, ont peu changé depuis leur origine. Leur transformation de collège des Quatre-Nations en Institut a exigé cependant quelques modifications. La chapelle a été aménagée par Vaudoyer en salle des séances solennelles; c'est là, sous le fameux dôme, qu'ont lieu les réceptions à l'Académie française et les assemblées annuelles de chacune des cinq Académies, sans compter celle où toutes les classés sont réunies, le Wi ocioi)ro, jour anniversaire de la fondaion. Vuv fouie élégante, diserte^ souci(îuse aussi de se montrer dans la jjonne cotnpat^ui<s 8(^ presse dans celte salle beaucoup trop exiguë, nîaussa<le, dangereuse niéuio par rinsuifisance de ses dégagements, et où les meilleures places, en très petit nombre, sont encore médiocres, hài I84t), on a cntistruit, dans l'ai le orientale de la grande cour rectangulaire, lo l)àlinn»n{ eonleuant les deux salles de séances hebdomadaires; elles s<m(, connue le dit M. de Krtuupun'ille, l'historien le plus complet (ît^ rfnstituU « d^uui* austère simplicité ». La plus petite, celle oii siège FAcadémie IVanraise, la saUe dos « (juanmte fauteuils » — qui sont des chaises ■ - a eu le ]>rivilèi^e de recevoir, le 7 octobre 1896, la visite de eiup(»reur et de Huipératricf^ de liussii*. A peine si l'on avait, pour cela, modifié son haltiluelle disposition. Qui le croirait! Dans cet édifice où sont étudiées, par h^s houinies les plus compétents, toutes les manifestations

du génie humain, le téléphone est inconnu, l'éclairage électrique n'a été appliqué qu'au commencement de l'hiver de 1898; nul ascenseur n'existe pour conduire au lieu de leurs réunions, que près de cinquante marches séparent du sol, ces savants dont la plupart sont des vieillards.

La façade centrale de l'Institut, sur le quai Conti, est décorée, si l'on peut ainsi parler, de lions d'aspect bête et piteux, coulés en fonte et tout à fait mal à leur place. Peints en vert, ils servaient d'ornements à une fontaine disparue aujourd'hui; d'où ce plaisant quatrain fait contre eux :

Superbe habitant du désert, En ce lieu, dis-moi, que fais-tu?

— Tu le vois à mon habit vert.

Je suis membre de l'Institut.

Le quai Conti est orné de deux statues : celle de la République, par Soitoux, œuvre de 1848, proscrite naturellement par l'Empire, installée en face de l'Institut, le 14 juillet 1880, et celle de Gondorcet, par Jacques Perrin, inaugurée le

t. ^^nu-AAn.

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