‹ Paris chantantChapitre 117 sur 130 · LA CRIQUE ME CROQUE · texte numérisé non relu

LA CRIQUE ME CROQUE

CROQUIS Air : lit la famille <l> l'apothicaire,

J'avais un rendez-vous hier Au coin d'une certaine rue :

Mes feux bravaient les froids d'hivei Quand je taisais le pied de grue.

On ne vint pas: comme un nigaud , Je me tins ce beau soliloque :

Si je croque encor le marmot, le veux que la crique me croque

Des croque-notes amateurs

M'invitèrent à leur soirée :

Combien j'éprouvai de douleurs :

Mon oreille fut déchirée !

L'un raclait en aveugle expert, Et l'autre soufflait comme un phoque Si j'entends encore un concert, Je veux que la crique me croque !

YKIQliE.

ou ; Si ça l'arrivé encore. [Marraine.]

Dans un restaurant en crédit, Un certain jour de fête j'entre.

Je me dis: j'ai grand appétit, Je vais bien arrondir mon ventre!

On me servit de vieux poulets.

Puis du lapin très équivoque :

Si je croque encor de tels mets.

Je veux que la crique me croque!

Un tendron gentil à croquer

A l'air simple autant que candide,

D'un coup d'oeil vint me provoquer .

Près de lui je fus peu timide.

J'en eus pour trente jours bien longs

Après le plus tendre colloque.

Si je croque encor des tendrons,

le veux que In erique nie croque]

PAHIS CHANTANT.

Un croque-mort me fait horreur,

Elit— il la mine très gentille ;

A son aspect, j'ai grand' frayeur;

J'aime mieux voir un crocoilille!

Moi, partisan de la gaîté,

Je redoute qu'il ne me bloque;

Si j'en fais ma société,

Je veux que la crique me croque!

Mon refrain a dû fatiguer, Car j'ai rimé des fariboles; Muse, c'est trop extravaguer, Vous méritez cent croqiiignolles!

Que chacun prenne le sifflet.

Pour accueillir mon chant baroque.

Si je reprends un tel sujet, Je veux que la crique me croque!

v JUSTIN CABASSOL, meiiihri- titulaire

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