‹ Paris chantantChapitre 128 sur 130 · AUX ILES MARQUISES · texte numérisé non relu

AUX ILES MARQUISES

A m ; De l'Apothicaire.

Vous fixez le soleil levant

Qui du creux de la mer s'élance, La voile qui, soumise au vent, Flotte, s'emplit et se balance.

De l'air pur que vous respirez La taxe envahira les brises ; Le jour, enfin, vous le paîrcz, Nobles et piquantes Marquises. Us,

La Liberté, fille des cieux, N'existe plus au sein des villes; On la retrouve aux bords joyeux Où vit l'archipel de vos îles.

En vous traînant à nos genoux Vous perdrez toutes vos franchises, Et serez plus bêtes que nous, Nobles et piquantes Marquises, fci'.s'.

Des voluptés de l'âge d'or

Vous faut-il varier le thème ?

Appelez, appelez encor

Les bienfaits de notre système.

D'un vieil empire en désarroi

Il vous dira toutes les crises,

Et comment meurt un peuple-roi,

Nobles et piquantes Marquises, bit.

£ts Mto\\& flottante.

Am du Vaudeville de Fanchon.

Bàlons de La Fontaine, Vous flottez par centaine Dans ce temps corrnipteur

Et menteur!

Tout s'y métamorphose, En dépit de l'opticien,

Car de loin quelque chose De près souvent n'est rien. bis.

Au fond de ma province, Chacun parlait d'un prince, D'un esprit si fécond Qu'il confond.

J'ai mesuré la dose, Et dois dire en historien :

De loin c'est quelque chose, Et de près ce n'est rien. bis.

A Londrc un personnage Reçoit maint témoignage, Et dans son désarroi

Joue au roi.

J'en vais sonder la cause, Et ne lui trouve aucun soutien.

De loin c'est quelque chose, Et de près ce n'est rien. bis.

Vers la fin de décembre, Nous irons à la chambre, Oii de fort beaux discours

Auront cours.

Là plus d'un virtuose Paraîtra peu logicien.

De loin c'est quelque chose, Et de près ce n'est rien. bis.

Pour juger la faconde Que vante un certain inonde, Je suis mené chez Thiers Par un tiers.

En grand homme il se pose, Quoiqu'il soit Lilliputien.

De loin c'est quelque chose, Et de près ce n'est rien. bis.

Son rival, plus rigide, Me prend sous son égide.

J'admirais sa vertu :

Qu'en dis-tu?

Mais la vertu morose De l'austère luthérien,

De loin c'est quelque chose, Et de près ce n'est rien. bit.

Voyons l'IHustrc-Épée :

De gloire elle est trempée ; Peut-être ce barbon

A du bon.

Or, son passé m'expose Au mécompte d'un entretien :

Jadis ce quelque chose Aujourd'hui n'est plus rien. bis.

Le reste de l'ensemble

Eu tout point se ressemble :

Teste, Mackau, Cunin,

Et Martin.

Pour eux, dont chacun glose, Servons-nous d'un terme moyen :

De loin c'est peu de chose, Et de près ce n'est rien. bis.

On fait bruit d'un bellâtre Qui dut mettre au théâtre Certains bâtons flottants

De ce temps.

En écoutant sa prose, Le public aurait dit : Eh bien !

Quoi! c'était quelque chose, Et puis ce n'est plus rien ? bis.

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