‹ Paris chantantChapitre 7 sur 130 · L'ARTISAN ET LES OISEAUX · texte numérisé non relu

L'ARTISAN ET LES OISEAUX

Air : Je n'irai pas a la cour (Charles Gille1.

Doux chantres de la nature, Petits oiseaux, tout l'été Je vous donnais la pâture.

Vous m'apportiez la gaité.

Les beaux jours vont disparaître.

Mais mon cœur vous est connu.

N'oubliez pas ma fenêtre Quand l'hiver sera venu.

Nous avions de douces choses, Pour déjeuner sans façons :

Vous du pain frais sous mes roses,

Il)

l'AUlS CHANTANT.

Moi dis fruits et vos chansons.

De notre commun bien-être

Pour toucher le revenu, N'oubliez pas ma fenêtre Quand l'hiver sera venu.

Qu'un peuple affamé s'ameute,

On l'emprisonne soudain.

Me faisiez-vous une émeute, Moi j'apaisais voire faim.

le n'eus jamais ni salpêtre, Ni cachot, ni détenu.

N'oubliez pas ma fenêtre Quand l'hiver sera venu.

Que de fois, pauvre malade, J'ai quitté mon oreiller, Pour vous payer d'une aubade Qui m'aidait à travailler.

Vous qui jeûneriez peut-être Sous les yeux d'un parvenu, N'oubliez pas ma fenêtre Quand l'hiver sera venu.

<fc

Un matin que vos louanges Montaient vers le Créateur, Je rêvais qu'avec les anges Ma mère chantait en chœur.

0 vous qui me semblez être L'écho d'un monde inconnu, N'oubliez pas ma fenêtre Quand l'hiver sera venu.

Votre gaîté vive el franche Peut combattre les autans, Mais moi, dont le front se penche, Verrai-je ou non le printemps ?

J'attends l'arrêt du grand maître; S'il ne m'est pas parvenu, N'oubliez pas ma fenêtre Quand l'hiver sera venu.

Madame E. Flei m .

Celle chanson a obtenu le premier prix au concours de la L* : chansonnière de novembre 1842.

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