‹ Paris dansantChapitre 30 sur 78 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

Aii\ environs de la danse. — Coliiie composée d’éléments trèsvariés. — Nos impures et noire jeunesse dorée. — Anglais qui se promènent le nez d.ins leur Guide. — Provinciaux en habit noir, scrupuleusement gantés et cravatés de blanc. — Bourgeois endimanchés. — Des familles entières, les enfants compris.

INE PETITE MLLE,' à sa mère. — Vois dODC là-baS,

muinaii... cttle dame qui fume... Est-ce drôle!

LA MÈUE. — Ce n’est pas drôle, mon enfanl ; c’est vilain.

L.V PETITE FILLE. — Elle a uiie crinoline bien plus grandequela mienne!... El puîsdcs volantsaussü... Tu me donneras une robe comme ça pour mes éticnnes, n’est-ce pas, petite mère?

LA .MÈRE. — Plus bas (loiîc , mademoiselle! vous faites retourner tout le monde, {.v un gros komnie en noir

qui lui donne le bras:) Vous avez beau dire, monsieur Duchampy ; dans des endroits pareils , on a toujours peur d’èlre insultée.

M. DüciiAMPT. — Pas en ma présence, belle dame; je m’en porte garant... J'y conduisis encore l’an dernier madame de la Garenne, la cousine du préfet. Elle vous dira elle-même qu’il ne nous arriva aucun accident.

LA MÈRE, poussant un cri. — Ah! mOll Dieul... Cil

m’a enlevé ma fille!... Élisa! Elisal...

LA PETITE FUXE, accourant. — Voici, maman 1

LA MÈRE, l’enlevant dans ses bras. — Mon Dieu ! moil Dieu!... Je n’ai plus une goutte de sang dans les veines.

M. DUCHAMPT. — Sf VOUS voulez, madame, nous allons monter sur la terrasse. Il n’y va que du monde comme il faut. Vous y serez parfaitement en sûreté.

L\ PETITE FILLE. — Ah ! iion !... Moi, je veux aller

LE CHATEAÜ DES FLEURS

danser!.., N’esl-ce pas, maman, que tu me laisseras danser une toute petite polka, rien qu’une!...

L\ MÈRE. — Taisez-vous donc ! Si on vous entendait!... Tu tne fais mourir d^ honte!

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