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SCÈNE XI

Des consommateurs à la porte d'un café.

rREttiEti CONSOMMATEUR. — Tencz, voyez-vous ce petit blond qui prisse? C’est Paul, — celui qui s’est

battu ce matin avec Polyeuctc.

DEUxtÈME coNsoMM\TEUR. — Et cc grand qui lui donne le bras et qui a le chapeau sur l’oreille?

PREMIER CONSOMMATEUR. — C’cst un ami dc Paul.

DEUXIÈME CONSOMMATEUR. — Et cet autuc qui brandit sa canne avec ces airs casseurs?

piiEMtER CONSOMMATEUR. — C’cst un cousin dc Paul.

DEUXIÈME CONSOMMATEUR, à part. — Quand SCrOllS-

nous délivrés de tous ces spadassiiisl

LA QUERELLE

Un logement d’homme de lettres, rue Neuve-Breda, — Chambre à coucher pauvre et mal éclairée, donnant sur une cour. — Étroite antichambre, dont l’unique meuble est une grande armoire vitrée, pleine de vieilles faTences, de porcelaines peinles, de verres de Bohême sculptés, de potiches, de chimères, de magots, de bronzes, etc. — Cabinet de travail horriblement encombré. ; — un grand fauteuil magnifiquement sculpté et d’ignobles chaises dépaillées ; — un bureau Louis XV en bois de rose, é cuivres ciselés, et une bibliolbèque en bois peint ; — de superbes tapisseries des Gobelins en guise de rideaux et de portières; — un maigre divan, rembourré de crin végétal; — délicieuse pendule en vieux Saxe sur la cheminée ; — nombre de gravures et de lithographies, les unes richement encadrées, d’autres attachées au mur avec des épingles. — Deux mignonnes bottines de femme Ilâncnt au seuil de la chambre à coucher,

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