‹ Paris démoliChapitre 21 sur 108 · L VI · texte numérisé non relu

L VI

INTRODUCTION

dont nous parlons; l’hôtel d’Uzès, ancien hôtel Rambouillet, dut laisser prendre ses jardins pour qu’on y installât le Panthéon d’hiver, sorte de bastringue à la mode 1 2 ; même transformation pour son illustre voisine, la demeure de l’héroïne de la Fronde. En 1803, les bâtiments du vaste hôtel étaient devenus des écuries, tandis que le Bal de Longueville 2 encombrait le jardin de ses danseuses dévergondées. Le cloître \ Saint-Honoré avait aussi subi sa métamorphose, d’abord il est vrai sans que ses dehors et sa distribution en parussent changés3. Les cellules pieuses en étaient restées intactes, mais pour devenir autant de j chambrettes immondes. L’église, dont le dernier débris ; vient seulement de disparaître, n’avait pas été moins profanée. Une partie, jetée à bas pour faire place à l’hôtel et au passage d’Athènes, avait abrité, sous ce nom poétique, des Phrynées et des Aspasies du plus | bas étage, et le reste, sans presque changer de forme, n’avait plus été qu’un pandæmonium de même espèce4.

1. Ce fut plus tard le théâtre du Vaudeville. — La rue de Chartres, où il se trouvait, avait été percée sur l’emplacement de l’hôtel d’Uzès et de l’hôtel de Longueville , situés rue Saint- Thomas-du - Louvre. — L’hôtel de Longueville s’était d’abord ! appelé hôtel de Chevreuse, puis hôtel d’Épernon (Voy. pour son ' acquisition par Mme de Longueville, un article de M. Cousin, Revue des Deux-Mondes, Ier mars 1854, p. 100).

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