PARIS D I: M O L I
itre forme et expliquée par un bref commentaire, mecdote, qui a tout d’abord semblé ennuyeuse, ne ignerait pas à cette simple glose quelque piquant
trait.
Il en est cependant plus d’une qui mériterait cette rtention ; nous n’en voulons pour preuve que cerrin trait de la vie de Boileau raconté dans tous les na, dans toutes les biographies anecdotiques1 *; * tais privé partout du petit commentaire dont nous lions le faire suivre, et auquel il devra peut-être le ms malicieux qui lui manquait jusqu’ici.
Entre les différentes versions de cette anecdote, ous choisirons, comme la plus détaillée et la plus raisemblable, celle que nous trouvons dans le gros atras anecdotique de Sallentin de l’Oise, Yhnproi’iiteur françois 3.
Voici ce que nous y lisons :
« Boileau étant un jour venu au trésol royal pour oucher sa pension, il remit son ordonnance à un ommis, qui y lut ces mots :
« La pension que nous avons accordée à Boileau , à
i. Voyez surtout le Recueil des pièces intéressantes de
opiacé, tome VIII, p. 5, et Souvenirs d’un homme du inonde I1789), tome I, p. 49, n° 55.
, 2. Tome XII, p. 284.
cause de la satisfaction que ses ouvrages nous ont A . née , etc »
« Il lui demanda de quelle espèce étoient ces < . vrages : « De maçonnerie, reprit le satirique ; je s ; architecte. » Et le commis d’écrire sur ses registre « Tayé il V architecte Boileau, pour ouvrages de maçu nerie , etc.... »
Voilà toute l’anecdote!
Certes, si ce n’est une critique voilée contre . négligence déjà bien connue des commis royal1, elle ne contient rien ni de bien piquant ni de bii spirituel, rien qui soit digne en un mot de l’homi; si finement caustique à qui on l’attribue.
Écoutons maintenant le commentaire, et voyc; si le trait y gagnera réellement quelque chose.
En 1661, Louis XIV, qui venait de signer : traité des Pyrénées, et Colbert, qui venait d’ê : nommé ministre, voulurent inaugurer, l’un l’he • reux avènement de la paix, l’autre son entrée j ministère, par l’accomplissement d’un projet dep longtemps rêvé et toujours stérile : l’achèvement Louvre.
Tout d’abord, les plans furent dressés pour ir ner à bonne fin les travaux de la cour monume taie, pour construire, en regard de Saint-Germai l’Auxerrois, une magnifique colonnade, somptue
Complément des ouvrages entrepris sous Louis XIII, n aussi pour régulariser, rajeunir et meubler 1 outes les parties de l’édifice commencées sous les i.ègnes précédents. Et ce n’était là ni une chétive nffaire ni une mince besogne, à en juger par le tableau ironique que C. Le Petit nous a laissé du Louvre de ce temps-là, de ses irrégularités et de ses vastes solitudes, dans deux strophes du Paris \ridicule, où il dit, s’adressant à sa Muse :
Vois, Muse, comme il nous découvre,
Pensant nous éblouir les yeux,
Ce grand bâtiment neuf et vieux Qu’on appelle aujourd’hui le Louvre 1 Vois-tu ces murs si mal rangés.
Par l’antiquité tout rongés ?
Ces chambres et ces galeries ?
C’est là que dame Volupté Fait une infâme friperie Des jupes de grand’qualité.
Vois, sur cette aile-ci l’ardoise Et sur cette autre-là le plomb, Regarde un peu ce pavillon Plus court que l’autre d’une toise; Admire ces compartiments,
Ces reliefs, ces soubassements,
Cette façade et ces corniches.
Rien n’y manque, hormis d’y graver Au-dessous de toutes les niches :
Maisons à louer pour l’hiver.