‹ Paris drame en cinq actes, prologue et epilogueChapitre 106 sur 175 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

MOLIERE, achevant de déjeuner sous la tonnelle; LAFORftT le servant; MOUCHEFLEUR, BRINDESTOC, Troupe de Frondeurs, arrivant en chantant et en dansant. Ils ont tous au chapeau des cordons de fronde et des nœuds de paille. Ils traînent et ils entourent un chariot bas qui porte un manncquiij de douze pieds bonnet pointu à sonnettes en guise de grelots, robo de trente-six pièces, longues guirlandes de chiffons de trente-six couleurs, sur la poitrine un large écriteau avec cette inscription : Je suis la Fronde, première folle du noi ; Peuple, etc. Plus tard, passent LA RO- QUETTE et PHILIPPE ROMÉE.

moucheflegr, en tite de la bande , chantant.

Un vent de fronde A soufflé ce matin ;

Je crois qu’il gronde Contre le Mazarin, — tous, reprenant, en chœur.

Un vent de fronde A soufflé ce matin.

BRINDESTOC, sur le char.

Frondeurs et boulineux ! bourgeois et bourgeoises ! t ilains el belles ! moi, Brindestoc, capitaine et poète, je défie par devant Bellone et Pallas, soit en vers, soit à l’épée, tous les nntzarins, landriguets et porteurs quelconques de cocardes de papier ; je • leur fais savoir qu'ils aient à cesser de se compter parmi les choses qui vivent, et j’ordonne...

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