‹ Paris drame en cinq actes, prologue et epilogueChapitre 140 sur 175 · ICARE (LAUZUN), LA NUIT · texte numérisé non relu

ICARE (LAUZUN), LA NUIT

ICARE , à la Suit.

O Nuit! contre Apollon soyons d’intelligence!

Tu peux seconder ma vengeance.

L’Aurore est dans tes mains, pleurant et souriant.

' H faut que tes Heures moroses,

Pour l’empêcher d’ouvrir à son dieu flamboyant Les portes du doux Orient,

Retiennent ses pieds blancs, enchaînent ses doigts roses...

La Nuit indique par gestes à Icare qu’elle va le contenter. Elle appelle scs douze Heures qui amènent l’Aurore encore endormie. Et, quand l’Aurore veut se lever et marcher, tous les esprits de l'Ombre lui barrent le chemin en cadence. Mais bientôt les Heures du Jour accourent à l’aide de la prisonnière, la délivrent, et chassent les Heures nocturnes. — L’arcade fermée s’ouvre. LE ROI, vêtu en Soleil, le cordon bleu par-dessus son habit de rayons, parait, se détachant sur un fond de Gloire, au milieu des Grâces et des Muses. — La Nuit, scs Heures et Icare tombent à genoux devant Apollon.

LAUZUN-ICARE, tout agenouillé.

Monsieur Dangeau! il n’y a que deux Grâces...

DANGEAU

Je le sais bien ! (Appelant.) Madame la duchesse de la Vallière !

VINGT VOIX, appelant.

Madame la duchesse de la Vallière !

(Entre de la Vallière en robe de carmélite.)

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