JEANNE, THIBAULT, KOBERT, LAH1RE, D’AULON
Soldats anglais et français.
JEANNE, entrant.
A moi, Lahire! Voussavcz? là, où je suis sont toujours les plus
beaux coups d’épée. (Elle rruverse un archer anglais.) SaUVO-toi !
Jeanne ne tue pas !
THIBAULT, criant. j
Robert Blondel, à nous deux ! (iis te battent.)
ROBERT
A toi, Thibault ! ( Il lui porte un coup terrible. On entend un cri. Jeannu se précipite entre les denx combattants et reçoit le coup. Thibault, Lahire et d’Aulou la relèvent.)
THIBAULT
Jeanne blessée! blessée par toi! sois maudit!
ROBERT
Blessée pour toi! haine à mort! (il s’éloigne menaçant.)
LAHIRE
Trêve ! trêve ! sauvons Jeanne. Nous prendrons Paris un autre
jour ! (on place Jeanne sur un brancard.)
JEANNE. 4
« On ne prend pas Paris! On attend qu’il se rende! »
Faites lever le siège, Lahire! — Et cependant, le roi Charles VII entrera avant peu dans Paris en triomphe.
PARIS
LABIRE.
Oui, et, comme votre blessure n’est rien, Jeanne, vous assis terez a ce triomphe du haut du balcon royal.
JEANNE; les yeux an ciel.
Non ! de plus haut, Lahire, de plus haut ! (oo emporte Jeanne.)
Le théâtre change et représente la place du Parvis Notre-Dame. — Étendards, banderoles et festons. — Toutes les maisons tendues de tapisseries. — Foule immense encombrant les abords. — A gauche, un trône à dais fleurdelisé.