‹ Paris en poche (volume 2)Chapitre 29 sur 118 · HEURES D'ENTRÉE · texte numérisé non relu

HEURES D'ENTRÉE

PALAIS Di:s ti'BIJ-'.kbe-:* (place du Carrousel). —Le

p;ilais dos Tuileries, habitation du souverain, n'est visibleqif avee billets délivrés par le ministre d'État et seulement pendant l'absence de Sa Majesté. (Le palais, aujourd'hui en reconstruction, n'est plus ouvert aux visiteurs.)

Le palais des Tuileries, bâti par l'ordre de Catherine de Mcù i- sur les plans de Philibert Dclorme, tire son nom d'une fabrique de tuiles qui occupait jadis la place du palais actuel.

Agrandies sous différents règnes et réunies aujourd'hui au Louvre, les Tuileries ont quelque chose de majestueux et d'im- 1 ■> ant, qui répond à l'ensemble du monument.

Le palais, vu de face, se compose de trois pavillons : au centre, le pavillon de l'Horloge, sur lequel flotte le drapeau tricolore lorsque l'Empereur est à Paris; à gauche, sur le quai, le pavillon de Flore, aujourd'hui en reconstruction, et à droite, du côté de la rue de Rivoli, le pavillon de Marsan.

ItiHÉRAIRE. — On pénètre dans le palais par le pavillon de I* Horloge; à dioitc, au rez-de- chaussée, se trouvent les appartements réserves a L'Empereur; a gauche, un escalier conduisant à la chapelle.

La chapelle. — La chapelle occupe la bailleur de •!< i.\

98 PARIS Efi POCHE.

étages; elle n'a rien de bien remarquable, ;i l'exception du plafond, peint par Gérard, et représentant l'entrée de Henri IV à Paris. La tribune de l'Empereur se trouve en face du maître autel; l'orchestre est au-dessus et, sur les deux faces latérales, des tribunes pour les dames et les invités. Près de la chapelle, est le théâtre.

Le théâtre. — Le théâtre, de forme ovale allongée, brille par la richesse et l'élégance. Son pourtour, jusqu'à la scène, est décoré de colonnes de Tordre ionique.

Au centre, comme dans la chapelle, est la loge impériale, cl de chaque côté, des amphithéâtres et galeries.

Les jours de grande réception, le théâtre est transformé en salle de bal ou de banquet.

En sortant de la chapelle, et en revenant au pavillon de l'Horloge, vous entrez dans la salle des Maréchaux, qui occupe à elle seule deux étages, donnant à la fois sur la cour des Tuileries et sur le jardin.

Vous y remarquerez une tribune soutenue par d'immenses cariatides, ainsi que de nombreux portraits et bustes des maréchaux.

De la salle des Maréchaux vous pénétrez dans la salle des Gardes, le salon de la Paix et la salle du Trône, où se font les réceptions officielles.

Cette salle magnifique, tendue de tapisseries des Gobelins, est remarquable surtout par son plafond, représentant la France défendue par la Religion, de Flamaël, et par un lustre de toute beauté.

Viennent ensuite la salle du Conseil, la galerie de Diane et les appartements particuliers de l'Empereur.

(Voir Jardin des Tuileries, page 135.)

i» il. us l»U LOIVKF . — Le palais actuel du Louvre commencé par François Ier, remplace une forteresse qui existait jadis en cet endroit.

Continué par plusieurs rois, et habité notamment par Catherine de Médicis, Charles IX et Louis XIII, le Louvre était resté inachevé et menaçait ruine, quand vint Napoléon Ier, qui, en 1805, en ordonna la restauration ; mais le temps lui manqua pour terminer son œuvre grandiose.

Louis XVIll, Charles X et Louis-Philippe firent peu ou plutôt ne firent rien pour ce palais que l'Empereur Napoléon 11 1 fit terminer complètement d'après les plans de l'architecte Visconti. L'inauguration du nouveau Louvre fut faite le 14 août 1857; les travaux avaient été commencés en 1852 et ont coûté 75 millions.

Itinéraire. — Pour bien juger le Louvre dans son ensemble, suivez la rue de Rivoli jusqu'à la pla je Saint-Germain PAuxerrois, vous vous trouverez en face de la colonnade.

La Colonnade. — La colonnade qui fait face à la nouvelle tour Saint-Germain l'Auxerrois est une des merveilles de Par* chitecturc, c'est le chef-d'œuvre de Perrault.

Soutenue par de riches colonnes de l'ordre corinthien, accouplées avec grâce, on croirait voir le portique d'un temple grec qui se développe avec majesté.

De jolis parterres entourés par des grilles élégantes, ouverts toute la journée au public, permettent de faire le tour du monument. ^f^\ * -M

La cour du Louvre. — En passant sous U' colonnade vous

pénétrez directement dans la cour du Louvre (aujourd'hui l'ancien I. ouvre) .

Le vieux Louvre, œuvre de Pierre Lescot et «le Jean Goujon, se compose de quatre façades formant un carré parfait et comprenant un rez-de-chaussée, un premier étage et un atlique.

Au rez-de-chaussée se trouvent les Musées des antiques et de sculpture.

Au premier étage, les Musées de peinture et des dessins. Au deuxième étage, le Musée de la marine.

Nota. Pour les Musées, voir Musée du Louvre, page G7.

On entre au Musée de peinture par le pavillon de l'Horloge, dit de Sully, faisant face à la colonnade.

Place Napoléon 111. — En sortant de la cour du Louvre par le pavillon de l'Horloge, vous arrivez directement sur la place Napoléon III; cette place est ornée de deux squares destinés à recevoir, au centre, les statues de Louis XIV et de Napoléon Ier.

L'ensemble des bâtiments qui se trouvent sur la place Napoléon 111 forme ce qu'on appelle le nouveau Louvre.

11 se compose de six pavillons richement décorés de groupes allégoriques et précédés d'un portique établissant une circulalion sur le devant.

Place du Carrousel. — Ainsi nommée à cause d'un tournoi donné en ce lieu par Louis XIV, celte place fait suite au nouveau Louvre, et s'étend jusqu'à la grille des Tuileries.

Trois monuments méritent d'attirer votre attention, ce sont le pavillon de llohan, donnant rue de Rivoli, le pavitlcn

PALAIS !Vl»j£KIAUX. 101

Lesdiguières, faisant face au pont dos Saints-Pères, et Yarc

de triomphe placé devant la grille dos Tuileries.

Huit statues militaires décorent la façade du pavillon de Rohan, ce sont celles de Marceau, Hoche, Desaix, Kléber, Masséna, Soult, Xey et Lannes de Montebello.

Voir Aie de triomphe du Carrousel, à la table des matières.)

Le palais du Louvre est actuellement occupé du côté de la rue de Rivoli par les ministères d'Etat et de In maison de l'Empereur, et par la bibliothèque du Louvre. Le côté du quai, cour Caulaincourt, contient le service des écuries.

O.MNÏIïUS C. I. Q. S \.

lion l, des INVALIDES. — Esplanade. — Ouvert tous les jours au public, de 11 heures a 5 heures. Le dimanche, à midi, messe militaire, revue des Invalides dans la cour d'honneur.

Tombeau de l'Empereur. Le tombeau de l'Empereur est visible pour le public les mardis et jeudis, de midi à 5 heures. Entrée, par la place Vauban. derrière l'hôtel.

L'hôtel des Invalides fondé, par Louis XIV, en 1070, .< pour assurer mie existence Jieureuse aux militaires mutiles ou infirmes , qui se trouveraient stnis ressources, après avoir blanchi sous les drapeaux, » doit sa véritable organisation a Yipoléon Ier.

Pour être admis aux Invalides, il faut avoir trente ans de services, ou de- blessures graves.

Le nombre des pensionnaires actuels est de 3,000 environ, non compris les officiers, qui sont au nombre de 400.

Logés, nourris, chauffés et babilles aux frais de l'Etat, les invalides reçoivent en outre une paye de 2 francs par mois, et sont l'objet des plus grands soins. Leur nourriture est bonne, saine, et suffisamment abondante ; leurs dortoirs sont propres et bien aérés, comme vous pourrez en juger par vous-même.

Itinéraire. — En quittant l'Esplanade des Invalides, garnie d'une double rangée d'arbres, et d'où vous apercevez le palais de l'Exposition des Champs-Elysées, vous pénétrez dans la cour extérieure des Invalides, entourée partout de fossés, et dominée à droite et à gauche par une batterie composée de 18 pièces de canon.

Ce sont ces fameuses pièces, souvenirs des victoires de Napoléon Ier qui, de leur voix tonnante, annoncent airx Parisiens les grands événements, les victoires, les fêtes, les naissances illustres, etc.

A côté de ces batteries, de nombreux canons de tous les calibres et de tous les modèles, et, à droite et à gauche, de petits jardins, promenades et amusements des vieux guerriers.

En face de vous, l'entrée de l'hôtel.

La façade qui se développe sur le jardin a quelque chose de régulier et d'imposant ; sa longueur est de 200 mètres environ ; elle se compose de trois étages. Les toits des mansardes sont en forme de trophées, d'armes, de casques et de drapeaux sculptés. Un portail surmonté de la statue de Louis XIV, et près duquel se trouvent deux statues en bronze, vous indique l'entrée du palais.

Cour d'honneur. — La cour d'honneur, longue de 150 mètres environ, est enclavée par des bâtiments dont les qua-

tre faces ont deux étages d'arcades, éclairant des galeries couvertes et superposées.

Au centre de la façade méridionale, Feglise, sur le portail de laquelle on a pincé la statue en pied de l'Empereur.

Au rez-de-chaussée, à gauche et à droite, les cuisines, les réfectoires et la salle à manger des officiers.

Au premier, sur le devant, c'est-à-dire en face de la Chapelle, la chambre du conseil et la bibliothèque, et sur les deux côtés, au premier et au deuxième étage, les dortoirs, l'infirmerie et les appartements du gouverneur.

Les Réfectoires et les Cuisines. — Les réfectoires et les cuisines sont placés au rez-de-chaussée ; les réfectoires sont au nombre de quatre ; une salle spéciale est affectée aux officiers, les trois autres sont pour les soldats.

Les officiers sont servis en porcelaine et en argenterie, présent de l'impératrice Marie- Louise.

L'ordinaire est de deux plats pour les soldats, et de trois pour les officiers. Le maigre exclusif est inconnu dans l'hôtel, même le vendredi saint.

Les cuisines, placées près des réfectoires, sont célèbres par leurs marmites, dont les flânes gigantesques peuvent contenir jusqu'à G00 kilogrammes de viande.

Les Dortoirs, établis au premier et au second étage, contiennent environ chacun 50 lits, tenus avec un soin extrême. Chaque homme a son lit, recouvert, suivant la saison, de deux ou trois couvertures.

I. bglise Saint-Louis. — L'église des Invalides n'a rien de bien remarquable comme architecture, elle se compose d'une oef et de deux bas-côtés, au-dessus desquels se trouvent des tribun s.

L'autel, placé ^ous une arcade, communique avec une seconde

101 iv.liis EN I' CIIE.

église dit; 1-.! D.'»,u\ flans Laquelle se trouve le tombeau tic l'empereur Napoléon 1".

On ne peut pénétrer dans cette seconde église que par la place Vaubaii.

L'église Saint-Louis sert de sépulture aux maréchaux, et contient de nombreux monuments élevés à la mémoire de nos plus illustres guerriers.

La voûte est décorée sur les deux côtés de drapeaux [iris sur l'ennemi, mémorables souvenirs d'Afrique, de Crimée, d'Italie, de Cbinc, etc.

La Bibliothèque. — La bibliothèque, fondée par Napoléon I"\ se trouve au premier étage du pavillon central, c'està-dire en face de l'église; elle contient 30,000 volumes environ; les invalides seuls peuvent y venir lire et travailler: on y voit sous ira globe le boulet qui a lue Turenne, a Salzbacb, et un modèle de sa statue équestre; un beau plan en relief de l'iiôt»! des Invalides et la réduction en petit de la colonne Vendôme.

Chambre du Conseil. — La chambre du Conseil et des Maréchaux contient les portraits de tous les maréchaux qui ont été gouverneurs des Invalides.

Vous remarquerez, en entrant, un sarcophage offert par la ville de Cherbourg, lors de la translation en France des cendres de l'Empereur, et un beau portrait de Napoléon Ier, par Ingres.

Plans en relief des places fortes. — Les plans en relief se trouvent dans les combles : ils ne sont visibles que du Ier mui au 1 5 juin, avec billets demandés par lettre affranchie au président du comité des fortifications.

Rien de plus intéressant que ce musée, qui contient plus de soixante plans, tous remarquables par leur exactitude.

PALAIS ÎMPÉr.IAUX. 10j

Tombeau de l Empereur. — Pour vous rendre au tombeau de L'Empereur, prenez à gaucho de l'Esplanade le boulevard

dos Invalides ot tournez à votre droite ; vous vous trouverez place Vauban, avant à votre gauche le puits do Grenelle et à votre droite le Dôme, sous lequel reposent les cendres de l'Empereur.

Le Dénie des Invalides, construit par Mansart, et précédé d'une vaste cour, est le plus heau monument religieux de style grec que nous possédions.

11 se compose d'une tour circulaire surmontée d'un dôme, et reposant sur une masse carrée de bâtiments, le tout orné de sculptures et de statues. Une coupole dorée terminée par une flèche gracieuse et élancée couronne dignement le faite élevé du monument.

L'intérieur du Dôme répond par sa disposition aux richesses extérieures. Tout y est sévère, mais d'un effet grandiose; il renferme de riches peintures, d'élégantes sculptures, le tout éclairé par un demi-jour qui commande le respect et le recueillement.

\ gauche, en entrant, se Irouve la chapelle Saint-Jérôme.

contenant les restes mortels du prince Jérôme : le tombent] est en marbre noir ; un autre monument, placé d;ms la même chapelle, contient les restes de son fils aine ; à droite et à gauche, les tombeaux de Turenne et de Vauban ; au centre et sous le dôme, le tombeau de l'Empereur, et en face de l'entrée, le maître autel, surmonté de quatre colonnes en marbre noir et terminé par un baldaquin doré, en forme de croix.

On descend dans le tombeau de l'Empereur par un escalier en marbre blanc placé devant le maître autel, et défendu par les mausolées de ses deux fidèles compagnons d'armes, Du roc et Bertrand,

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PALAIS-ROYAL, place du Palais-Royal. — Ouvert

toute la journée au public comme promenade. — Les appartements occupés aujourd'hui par le prince Napoléon ne peuvent plus être visités.

Le Palais-Royal, qui a joué un si grand rôle dans les annales politiques et qui fut longtemps la propriété du duc d'Orléans (Louis-Philippe Ier) est devenu aujourd'hui la résidence du prince Napoléon et de sa Maison. Du côté de la rue Saint- Honoré, la façade est monumentale et en harmonie avec le nouveau Louvre qui lui fait face.

Le Palais-Royal aujourd'hui a complètement changé d'aspect; c'est un point central et industriel où les étrangers se donnent rendez-vous. 11 renferme de riches magasins, élégants, somptueux, et deux théâtres.

Omnibus A. C. Ci. IL Q. R. X. Y.

LE PALAIS Dl LUXEMBOURG, rue de Vaugirard. — Visible tous les jours, de 11) heures à 4 heures avec un gardien pour guide, excepté pendant la session du Sénat.

Le palais du Luxembourg construit en 1G1T), par M;irie de Hédicis, sur le modèle du palais Pilti de Florence, et devenu plus tard la propriété du duc de Luxembourg, se distingue des autres palais par ses gracieuses proportions et son ensemble s\ métrique et imposant.

Tour à tour palais du Consulat, palais du Sénat, palais des Pairs, le Luxembourg est redevenu, depuis le nouvel Empire, le palais du Sénat.

Imnkkaiiœ. — Pénétrons dans le palais par le grand escalier d'honneur, hum.' de Chalgrin.

La première salle en entrant est la salle des Gardes, renfermant des trophées, des armes et des statues.

Plus loin, la salle «1rs messagers d'État : elle est décorer des

I fi [>AKIS KN P0C1IK

statues en marbre de César et de Napoléon Ie'. Le plafond, dû au pinceau de Jadin, représente l'Aurore.

Vient ensuite le salon de Napoléon /cr, et, en tournant à gauche, la salle du Trône, où l'or ruisselle de toutes parts et où de belles peintures rappellent les faits mémorables du premier et du second Empire.

Le trône est placé contre le mur au milieu de la galerie, en face, et au-dessus sont des tableaux allégoriques; aux deux extrémités de la salle, des peintures remarquables représentent les époques glorieuses de l'histoire deFrance, depuis Mérovée repoussant les Huns, jusqu'à Louis XIV entouré des hommes illustres de son époque, Turenne,Condé, Corneille, Racine, Boileau, Molière, etc.

Après la salle du Trône vient la galerie des bustos, et ensuite la salle des séances, brûlée presque en entier le 27 octobre 1859, et reconstruite à neuf sur l'ancien plan.

La salle des séances, remarquable par ses boiseries, ses colonnes de stuc et ses statues, se compose de deux hémicycles : le plus grand contient, disposées en gradins, les chaises eurules des sénateurs ; et le plus petit, le bureau du président. On remarque les bustes de Turgot, de d'Aguesseau, de l'Hospital, de Colbert, de Mole, de Malesherbes et de Portalis, et les deux peintures, placées au-dessus des portes principales, représentant, d'un coté, les pairs offrant la couronne a Philippe le Long (1317), et, de l'autre, les états de Tours décernant Le titre de Père du peuple au roi Louis XII (1506).

A côté de la salle des séances se trouve la bibliothèque, qui n'est ouverte qu'aux sénateurs.

Rez-de-chaussée. — La chapelle du Luxembourg, terminée seulement en 1844, est décorée de peintures dues au talent d'Abel d"Pujol, de Gigoux et de Carlo Maratti.

Les principaux tableaux derrières le maitre-autel représeiilent l'Adoration des bergers, saint Philippe apôtre guérissant les malades, saint Louis après la bataille de Tuillebourg, saint Louis en Palestine et le mariage de la Vierge.

Tout près de la chapelle se trouve, un appartement historique et curieux auquel on a rendu sa décoration primitive. Cest la chambre à coucher de Marie de Médecis, et à côté la salle du Livre cVor ou ancien oratoire de cette reine.

Profilez de votre visite au Luxembourg pour voir !e Musée et parcourir le jardin.

■JE PALAIS KOlU!tO>. rue de l'Université et quai d'Orsay, en lace du pont de la Concorde; visible tons les

jour**, iV II) heures du matin à 5 heures, excepte les jour* de séances; s'adresser au concierge (gratification).

Les se; nces du palais Bourbon, aujourd'hui Corps législatif, sont pabUqae». 1 OC tribune contenant vingt places environ e*l à la diswition dv< étrangers : il est délivré en

nu paris en poche.

outre, à MM. les députés, des billets pour ckaque séance, dont ils ont le droit de disposer en faveur des personnes qui eur en font la demande.

Le palais Bourbon, ancien domaine des princes de la maison de Bourbon, et devenu aujourd'hui le palais du Corps législatif, a deux façades, la première du côté du quai faisant face à la Madeleine, la seconde rue de l'Université.

Sa façade du côté du quai est de 3i mètres de largeur ; elle se compose de 12 colonnes de l'ordre corinthien de 10 mètres de hauteur supportant un fronton où la France est représentée tenant la Constitution à la main et ayant à ses côlés des groupes qui personnifient l'éloquence, les arts, l'industrie, et le commerce.

L'entrée principale du Corps législatif est rue de l'Université ; elle est précédée d'une belle place avec une statue en marbre représentant la Loi.

La cour d'entrée est vaste et grandiose, les deux ailes de chaque côté sont occupées par les bureaux du Corps législatif.

Le péristyle, orné de quatre colonnes corinthiennes et surmonté d'un fronton vous conduit directement dans une salle d'attente où se trouvent les statues du général Foy, de Mira* beau, de Bailly et de Casimir Périer.

La salle des séances, occupée aujourd'hui par le Corps législatif, forme un hémicycle demi-circulaire orné de 20 colonnes ioniques, supportant une voûte éclairée d'en haut.

Le bureau du président, placé au centre môme du demi-cercle, domine toute la salle, disposée en amphithéâtre, et dans laquelle siègent les dépulés. Un bureau spécial pour les mi-

PALAIS IMPÉRIAUX. Ml

nistres sans portefeuille et les commissaires du gouvernement se trouve à la place de l'ancienne tribune des orateurs.

Deux rangs de tribunes, garnies de drap rouge et ménagées enlrc les colonnes, sont réservées à la famille impériale, au corps diplomatique, aux personnes munies de billets et au public.

En sortant de la salle des séances, visitez à votre gauche la salle du Trône, ornée de magnifiques peintures à fresque d'Eugène Delacroi», et la salle des distributions, remarquable par son plafond peint par A bel del'ujol.

Viennent ensuite la salle des Conférences et la bibliothèque, riche de plus de 50,000 volumes environ, et contenant entre autres manuscrits précieux, ceux de la Nouvelle Héloïse, des Confessions de .Iran-Jacques Rousseau et du Télémaque.

Comment parler du palais Bourbon sans rappeler que c'est dans ce lieu que furent prononcées les déchéances de la branche aînée des Bourbons en 1850, et de la branche cadette en 1848?

Citons pour mémoire seulement, comme attenant au palais, L'hôtel de la Présidence, dont l'entrée se trouve rue de l'Université , et où demeure actuellement le président du Cor^s législatif.

Omnibus AC. av.

PALAIS Di: L'ELYSÉE) faubourg 8aint»Honoré et avenue Marigny, •*>'>. aux Champs-Elysées.

Ce palais, construit on 1718 pour le comte d'Évteux, puis acheté par Louis W pour madame de Pompadour, devint, après

sa mort, la résidence des ambassadeurs extraordinaires auprès du roi.

Aujourd'hui en reconstruction, il est destiné à l'habitation du Prince impérial. (Il n'est pas ouvert au public.)

Ce palais, habité tour à tour par Louis XV, madame de Pompadour. Napoléon Ier, Vellington, Murât et la duchesse de Berry, a été témoin de deux événements remarquables : la seconde abdication de Napoléon Ier, après Waterloo, et le coup d'Etat du 2 décembre 1851.

Omnibus AB. B. D.R.

PALAIS DU LA BOIBSF, rue Vivienne et place de la

Bourse. — Ouvert gratuitement au public tous les jours eicepté le dimanche, de midi à 3 heures, pour les négociations de Bourse, et de 5 à 5 heures pour les opérations commerciales.

Le pubis «le la Bourse, construit par les architectes brou

114 pabis SX PJC.uk.

gni.irt et Labarre, ol inaugura le 5 novembre 182G, a toute l'apparence d'un temple grec.

Sa forme est celle d'un parallélogramme. Un vaste péristyle orné de belles colonnes corinthiennes permet rie circuler tout autour du monument. Deux escaliers ornés de statues assises indiquent, au nord et au sud, l'entrée du palais.

L'intérieur delà Bourse, vaste et imposant, se compose d'une salle immense éclairée d'en haut, et au centre de laquelle se trouve la fameuse corbeille, espèce de grille circulaire où se tiennent les agents de change.

C'est de cet endroit, centre des affaires et de l'agio, que partent les ordres de vente, les ordres d'achat dont les habitués seuls ont le secret.

Si vous voulez bien voir et dominer toute la salle, montez au premier étage. Un escalier placée'au rez-de-chaussée à gauche vous y conduira.

llemarquez au-dessus de l'entrée principale, et sur les voussures du plafond les magnifiques peintures en grisaille dues aux habiles pinceaux d'Abel de Pujol et de Meynier, et qui jouent à merveille le bas-relief.

Omnibus AB. ai II i: V.

PALAIS DES BEAUX-ARTS, rue Bonaparte, 14. —

Ouvert tous les jours au public de 10 heures à 4 heures avec billets délivrés par le ministre d'État. (S'adresser au concierge en entrant à droite.

Exposition publique des grands prix de Rome vers la fin de septembre, dans la nouvelle salle du quai Mala quais.

VOIR CAr.ItC DU PLA-J N" 65.

PALAIS 1NPKRIAU.\. 1 i.*i

Itinéraire. — Une grille en fer richement décorée donne accès dans la cour du palais.

A l'intérieur de cette cour se trouvent réunis les restes des monuments français qui ont échappé au vandalisme de 93, et qu'on n'avait pas rétablis en 1817 dans leur emplacement principal.

On y peut suivre les différents genres d'architecture française, depuis les Romains jusqu'à la Renaissance.

A l'eulrce de la première cour, se trouve, à droite, la façade du château d'Aiiet, œufre de Jean Goujon, et servant aujourd'hui de façade à l'ancienne église des Petits- Augustins,

Dans cette chapelle, convertie aujourd'hui en musée, se trouve une collection de moulures en plâtre, des statues de Michel- Ange, et ii:i.' copie du tableau du Jugement dernier de Hfchel- \n', p h- Sigalon

It6 PARIS EN POCHE.

A côté du portail à gauche, voyez les restes de l'hôtel de la Trémouille, et au centre de la cour, une colonne en marbre rouge, décorant jadis le tombeau de Mazarinel faisant face à Y arc de Gaillon, ancienne façade du château construit en 1500 par le cardinal cTAmboise, ministre de Louis XII et rapporté, pierre par pierre, par Lenoir. Son style est moitié gothique et moitié renaissance.

V édifice 'principal terminant la cour, contient un grand nombre de statues copiées d'après l'antique.

Visiter au premier étage, la salle des Expositions des grands prix de Rome; le couloir des loges, copié d'après Raphaël; la salle des Séances, contenant les portraits des principaux membres de l'Académie; et la salle des Distributions de prix, remarquable par l'hémicycle de Paul Delaroche, représentant les principaux maîtres de toutes les époques et de toutes les écoles, présidés par Ictinus et Phidias, l'architecte et le sculpteur du Parthénon.

La salle de Louis XIV fait suite immédiate à la salle des distributions. Vous y trouverez la reproduction en écorce de liège ou en piatre d'ancien* monuments d'architecture, tels que le Colisée ue Rome, le pont du Gard, les arènes et le théâtre d'Arles.

Nota. — Les gardiens qui vous accompagnent n'ont droit à aucune rétribution, mais il est dans les usages de ne pas les oublier.

Omnibus H. V.

PAL AIN DE L'HOTEL DE VILLE (préfecture de la Seine), place de l'Hôtel-de-Yille et rue de Rivoli. — Le? appar-

PALAIS IMl'ÉlilAUX. 117

temcnts de niôtcl do Ville ne sont visibles que le jeudi, de midi à 4 heures, avec une permission délivrée par le préfet de la Seine.

L'Hôtel de Ville, terminé sous Henri IV par Dominique Cor tone, architecte italien, et considérablement agrandi sous Louis-Philippe, forme un carré oblong de 94 mètres de longueur sur 80 mètres de largeur. Le style de cet édifice est celui de la Renaissance.

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