HALLES ET MARCHES
Halles centrales, rue Rambuteau et Pointe-Saint-Eustache. — Les nouvelles halles, dont lEmpereur a posé la première pierre en 1851, sont l'œuvre de M. Baltard ; elles se composent de plusieurs pavillons qui, une fois terminés, occuperont une surface de 70.000 mètres carrés : les sept pavillons existant aujourd'hui ont coûté 39 millions.
Une visite aux halles centrales a quelque chose de très-curieux, surtout aux heures d'approvisionnement, c'est-à-dire de grand matin, de 6 à 8 heures.
Profitez de votre visite aux halles centrales pour voir la fontaine des Innocents, chef-d'œuvre de Jean Goujon, qui se trouve de- [nii- n restauration au centre d'un joli square.
Les pavillons des halles sont touts en fer, à jour, et recouvert d'une toiture en zinc; au-dessous se trouvent des caves destinées à servir de magasins ; sous les caves, des rues munies de raila et qui doivent servir à relier les halles avec le chemin de fer île ceintm e.
Ii ventilation des pavillons est établie à 2m 50 au-dessus du sol; le- boutiques sont au nombre de 250 par pavillon.
Les halles, une fois terminées, se composeront de dix pavillons.
Un boulevard de 50 mètres, partant de la rue de Rivoli et se pro-
. anl jusqu'à la rue Rambuteau, les divisera en deux parties. Op
estime que la dépense totale de cite œuvre gigantesque coûteri
()0 million-.
Ommbi- Il F. J J|. U
Marché à la volaille ou marché do la Vallée , quai des Grands-Augustins. — Vente à la criée de gibier, volailles, les lundis, mercredis, vendredis et samedis,
Halle aux huîtres, rue Montorgueil, 42. —Vente à labourriche, au cent ou à la douzaine; prix moyenne la douzaine : 60 et 70 cent.
Halle au blé, rue de Viarmes, près la Grande Poste, — Bourse
de6 commerçants en grains. Vente les mercredis et samedis. — ■ Profitez de votre visite à la halle au blé pour voir la fontaine do Médicis,
Entrepôt des Vins, quai Saint-Bernard , près le jardin des Plantes. S'adresser au directeur pour visiter les caves et les magasins
Marchés aux fleurs, — Les marchés aux fleurs de Paris ont quelque chose de très-intéres6ant pour les vrais amateurs d'horticulture; les fleurs sont en général très-bon marché et disposées avec un art tout parisien.
Marché du Château-d'Eau, les lundis et jeudis.
Marché de la Madeleine, les mardis et vendredis.
Marché aux fleurs, pont ISotre-Dame, les mercredis et samedis.
Marché aux oiseaux, rue Montgolfier, derrière le Conservatoire des Arts et Métiers (tous les dimanches, de midi à 4 heures), — Vente d'oiseaux de toute espèce, collections de poules, pigeons, lapins, cochons d'Inde et riche variété de canaris.
Halle aux cuirs, rue Mauconseil.
Halle aux habits, au Temple, rue du Temple.
Le Temple. — Le marché du Temple, qui vient d'être concédé à une compagnie particulière, va prochainement être reconstruit sur le modèle des halles centrales.
Ces nouvelles constructions, qui doivent être livrées en 1865, contiendront 2,400 boutiques, couvriront une surface de 14, 110 mètres, auront en longueur 215 mètres et en largeur 65 mètres.
L'une des façades de l'édifice s'ouvrira sur la rue du Temple, à l'alignement du square existant déjà.
TATTKASAU FRANÇAIS. 207
Marché aux chevaux, boulevard de l'Hôpital, 28. — Les premiers lundis ùo chacpie mois et les mercredis et samedis de chaque semaine.
Marché aux chiens, boulevard de l'Hôpital, 28, sur l'emplacement du Marché aux chevaux. — Tous les dimanches à midi.
Les Abattoirs. — Les abattoirs de Paris, malgré leur utilité, n'ayant rien de bien intéressant pour l'étranger, nous nous bornerons à une simple nomenclature.
Nous citerons en première ligne :
V abattoir Montmartre, avenue Trudaine ;
L'abattoir Ménilmontaut, rue Saint-Maur;
L'abattoir de Villejuif, boulevard de l'Hôpital ;
L'abattoir de Grenelle, barrière de Sèvres;
L'abattoir du Boule, rue de Miromesnil.
Il est question, depuis Y annexion, de faire disparaître ces abattoirs de l'intérieur de Paris et de les réunir tous en un seul, à côté d'un vaste marché à bestiaux qui serait établi près de Belleville,
Tattersall français. — Avenue Beaujon, aux Champs- Elysées.
Vente de chevaux, voitures, équipages de chasse et harnais, les jeudis de chaque semaine à deux heures.
Vente à l'amiable, tous les jours.
Nous ne saurions trop recommander aux étrangers, qui auraient besoin de chevaux, d'aller visiter cet établissement unique dans son genre en France, et qui n'a d'égal que celui de Londres.
L'administration du Tattersall se charge a forfait du transport de tous les chevaux, et de la prise en pension de chevaux de luxe, à raison de -4 et T> francs par jour.
L'hôtel des ventes.» dit hôtel des commissaires-priseurs.
208 PARIS F.N POCHK.
rue Rossini et rue Drouot, près du boulevard, est ouvert tous les jours, excepté le dimanche, de midi à quatre ou cinq heures, suivant l'importance des ventes.
Des affiches, apposées à la porte d'entrée, indiquent les ventes de chaque jour, et le numéro des salles où elles ont lieu.
L'hôtel des ventes, appelé aussi hôtel Bullion, et par contrefaçon Bouillon, à cause de celui qu'on y fait souvent boire aux x innocents en affaires, est un des établissements de Paris qui sont les plus intéressants à visiter comme aspect et comme physionomie.
Un jour vous y trouvez, à côté de meubles splendides, des poules, des coqs; le lendemain, des chevaux, des voitures; le surlendemain, des robes, des cachemires, des dentelles, etc.
Il se fait à l'hôtel des commissaires-priseurs trois sortes de ventes: Ventes après saisie, ventes après décès, et ventes simulées, faites au compte de certains marchands dont le métier est de rouler le bon public.
Pour vous éclairer nous vous renverrons au spirituel ouvrage de M. Henri Rochefort, intitulé : Petits mystères de V Hôtel des Ventes.