LES JARDINS
Les jardins de Versailles ont été créés par Le Nôtre, peintrearchitecte. le p us habile dessinateur de jardins de son temps, ils font l’admira ion des vrais connaisseurs; on voit facilement qu’il travaillait pour Louis XIV, tout y est, en effet, régulier, majestueux et imposant : bosquets, quinconces, allées, sont dressés symétriquement, suivant le goût, de l'époque; aujourd’hui on veut moins d'art, et plus de paysage et de naturel.
De belles pièces d’eau, des statues de grands maîtres complètent et erfibellissent ce somptueux jardin.
bassin de Latone.
Itinéraire «latin le Jur«lln. — Prenez, en sortant du musée, l'escalier de marbre vous conduisant à la terrasse, vous pourrez, d’un seul coup d’œil, embrasser tout le jardin.
En face de vont*, le parterre d’eau, le, bassin de Latone, le Tapis vert, le bassin d’Apollon et le Canal.
A votre droite, le parterre du Nord, la Pyramide, l’Allée d’eau, le Bassin du Dragon, le bassin de Neptune , les bains d’Apollon, le Rond vert, l’Étoile, l’Encelade et le jardin de l’Obélisque.
A votre nanche, le parterre du Midi, l’Orangerie, la pièce d’eau des Suisses, le Bosquet de la Reine, le bosquet du Roi, le bassin du Miroir et la Colonnade.
parterre d'eau. — Le Parterre d’eau qui s’étend devant la terrasse se compose de deux bassins oblongs ornés de vingtquatre groupes en bronze. Du Parterre d’eau, on descend par un escalier au bassin de Latone.
Bassin de Latone. — Le «bassin de Latone, placé au centre du parterre dit de Latone, est sans contredit la pièce d’eau la plus élégante de tout le parc;’ le groupe du centre représente Latone avec ses deux enfants, Apollon et Diane, demandant vengeance à Jupiter. Des grenouilles, des lézards, des tortues, lançant des gerbes d’eau contre la déesse, complè tent l’ensemble original de cette riche composition.
Tapi* vert. — La belle avenue qui fait suite au parterre de Latone est le Tapis vert, grande allée où l’on peut marcher librement sur une vaste pelouse bordée de vases et de statues, et qui vous conduit directement au bassin d’Apollon.
Baaftln d’Apollon. — Le bassin d’Apollon, qui fait suite à la grande allée du Tapis vert, est un immense bassin au centre duquel Apollon est représenté sur un char traîné par quatre chevaux. Des tritons et des dauphins, dispersés autour du char, lancent, les jours de grandes eaux, d'immenses gerbes.
parterre du midi. — Au pied de la terrasse de l’aile du midi, sous ce parterre, est une magnifique serre pour les orangers; les angles de l’escalier en marbre blanc sont défendus par des sphinx ; des vases en bronze et en marbre couronnent les perrons. Le parterre est orné de deux petits bassins avec gerbes: sur la balustrade qui longe le parterre, vous remarquerez la statue de Cléopâtre, et à l’extrémité de l’aile du midi, la statue *
VERSAILLES
en plomb de Napoléon J* r , par Bosio : elle devait figurer sur l’arc de triomphe du Carrousel. Plus bas, dans une cour, est reléguée la statue équestre en bronze du duc d'Orléans, œuvre de Marochétti, qu'on enleva de la cour du Louvre lors de la révolution de 1848.
■/Orangerie. — On entre dans le parc de Versailles par deux belles grilles qui donnent accès dans le parc de l’Orangerie; deux escaliers de cent marches conduisent à la terrasse supérieure.
Où trouver, si ce n’est à Nice, à Biidah, d’aussi beaux orangers que ceuxj^ui ornent les allées du parterre? Au centre des carrés, ornés de tleurs et'd’une luxuriante verdure, est un bassin qui en entretient la fraîcheur.
Le plus ancien de ces orangers compte quatre siècles et demi, qui n’en ont point altéré la beauté. Planté par une princesse de Navarre (1421), il devint successivement la propriété d’Anne de Bretagne, du connétable de Bourbon et de François I* r .
La galerie de l’Orangerie a 155 mètres de longueur sur 13 de largeur, au milieu est la statue du grand Koi. Le duc de la Feuillade avait prié Louis XIV de l’accepter, pour orner la place des Victoires.
Deux autres galeries font retour et mesurent encore 240 mètres. C’est l’œuvre de Mansard, l’habile architecte (1685).
La pièce d’eau dei» Muln*e». — De la terrasse du parterre du midi, on aperçoit cette belle pièce d’eau, ainsi nommée parce qu’elle fut creusée en 1679 par les soldats d'un régiment suisse. Elle a 400 mètres de long sur 1.19 de large. La statue équestre que l’on voit à l’extrémité, œuvre mal réussie du Bernin, qui en voulait faire un Louis XIV, a été comme exilée en cet endroit éloigné : on en a? fait un Curlius,
l,e jardin du Bol. — Le jardin du Roi' placé au sud de l'Orangerie, est la promenade favorite des Parisiens; c’est un vaste jardin anglais, formant un contraste frappant avec le caractère grandiose et solennel des autres parties du parc; de frais gazons, de jolis massifs et des fleurs de toutes sortes, donnent à cette partie réservée du parc un attrait tout particulier.
Nous vous recommandons, d’une manière toute spéciale, le bosquet de la Reine , le bassin du Miroir,, le bosquet du Roi, le parterre de la Salle de bal, le quinconce du Midi et la Colonnade ; à côté du parterre du nord, se trouve un rocher curieux appelé bosquet des Sains d'Apollon. Le célèbre groupe en marbre, d’Apollon et des nymphes, est de Girardon.
l»ar terre du nord. — Le parterre du nord renferme trois bassins, entourés de plates-bandes parsemées de fleurs; on y remarque des gerbes d’eau, des sirènes, des tritons et une pyramide-fontaine de Girardon.
Allée d’eau. — « L’Allée d’eau, qui conduit de la Pyramide « au bassin du Dragon, contient sept jolis groupes en bronze a de trois jeunes enfants; chaque groupe sert de trépied à un « second bassin en marbre d’où l’eau jaillit, s’écoule et re- * tombe dans un bassin intérieur.
« Deux bosquets soutiennent de chaque côté l’Allée d’eau ; « à droite, l’Arc de triomphe, à gauche, les trois fontaines; a dans le bosquet de l’Arc de triomphe se trouve un groupe « représentant les victoires de la France en Espagne et en a Allemagne. » (J. Janin, Encyclopédie du dix-neuvième siècle.)
BaNulnt». — Parmi les bassins qui font un des ornements du parc, celui qui est sans contredit le plus* remarquable, et d’un effet grandiose, est le bassin de Neptune; aussi, quand les eaux jouent à Versailles, réserve-t-on cette pièce pour la fin, c’est le bouquet d’artifice des eaux. Trois vastes plateaux contiennent irois groupes ; le principal représente Neptune, ayant à sa gauche Amphitrite ; celui de droite l’Océan, et celui de gauche Protée, gardant les troupeaux de Neptune ; à chaque extrémité figurent des dragons marins montés par des Amours.
Quand les eaux livrées à leur impétuosité se déchaînent dans l’espace, l’effet quelles produisent est saisissant : de toutes parts, des jets d’eau croisés s’entrelacent, s'élancent des naseaux des chevaux marins, des conques des tritons, des naïades, et bouillonnent en écumant, par cascades éblouissantes.
Ce bassin est surmonté d’un amphithéâtre de gazon d’où les
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promeneurs peuvent {jouir de ce, spectacle d’une grandeur majestueuse.
trianons. — A droite de la chapelle, dans le parc, se trouve une grande allée qui conduit aux grand et petit Trianons.
Visitez, dans cette allée, l’intéressant musée des voitures de grande cérémonie, complément de celles que l’on conserve dans les belles remises des écuries impériales au Louvre, pavillon Caulaincourt.
Jiuwée de», voiture». — Ou y admire 7 voitures resplendissant d or et de peintures délicieuses; lapins riche, aux armes impériales, est celle qui a servi au baptême du Prince Impérial et au sacre de Charles X.
On vous montre ensuite 6 traîneaux de Louis XIV ; les chaises à porteur des reines Marie Leczinska, femme de Louis XV, ei de Marie-Antoinette, femme de Louis XVI, et une araba (petite voiture turque), cadeau fait au Prince Impérial.
Sous vitrines sont des harnais des époques de Louis XIV, de Louis XV, et ceux servant actuellement pour l'attelage.
Cirund Trlmion. — Le grand Trianon tire son nom du village sur l'emplacement duquel se trouve bâti aujourdhui le palais actuel; il date de Louis XIV, qui l’avait fait construire pour Mme de Maintenon.
Ce gracieux monument, construit en forme de fer à cheval, est de l’arohiiecte Mansard
On y remarque de belles peintures de Mignard et de Lebrun.
CnrioMltcM. — Première salle. — On y voit un joli groupe en marbre, par Vêla Viucenzo (18(12), représentant la France et l’Italie se donnant le baiser de paix et d'union : cadeau des dames de Milan à l lmperatrice Eugénie.
Dans l’ancienne chapelle, chaises à porteur du temps de Louis XIV, dont une servait à Mme de Maintenon.
Salle de billard. — Salon de réception, de l’époque de Louis XIV. — Beaux meubles de cette epoque et de celle de Louis XV.
Dans le salon frais, grandes coupes , vases et dessus de table en malachite, cadeau d’Alexandre I er , empereur de Russie, à l’empereur Napoléon I".
Dans le salon des Sources, grande table ronde de 2 m. 80 c. dont le dessus est d’un seul morceau.
Vient ensuite une sér ; e d’appartements réservés.
Citons encore un salon de famille, un salon de travail, une chambre à coucher des Souverains, et le cabinet des glaces servant de salle de conseil de ministres sous Napoléon IV et Louis-Philippe.
Petit Trlanon. — Le palais du petit Trianon n’est visible que pour les personnes munies d’une carte du ministre de la Maison de l’Empereur et des Beaux-Arts.
Le petit Trianon date de Louis XV. Il servit d’habitation à la reine Marie-Antoinette., à Marie-Louise et à la duchesse d’Orléans.
Retour à Paris. — On peut retourner à Paris par trois voies différentes :
1° Par le chemin de fer de l’Ouest, rive droite. Départ toutes les heures, à l’heure;
2° Par le chemin de fer de l’Ouest, rive ijiuche. Départ de Versailles toutes les heures, à la demie ;
3° Par l’omnibus américain, vous ramenant au Palais-Royal ou rue du Louvre.
SÈVRES-
A 12 kilomètres de Paris. — Manufacture de porcelaines, musée céramique et des modèles.
Les collections de la manufacture de porcelaines sont visi blés tous les jours, excepté les dimanches et jours de fête, de 11 heures à 4 heures. Le musée céramique n’est visible que le jeudi; il faut, les autres jours, des billets délivrés par le ministre de la Maison de l’Empereur.
Les ateliers ne sont visibles qu’avec une permission spéciale de l’administrateur.
Moyens de trnnsport i Omnibus de la voie ferrée, américains, partant toutes les demi-heures, à l'heure, de la rue du Louvre,
SÈVRES
numéro 2, près du quai. Prix des places : dans la semaine, 60 centimes; le dimanche, 70 centimes. (Les dames peuvent monter sur l’impériale.)
Chemin de fer de Versailles, rive gauche, barrière Montparnasse, partant toutes les heures, à l’heure. Prix des places pour Bellevue, station où vous devrez vous arrêter : dans la semaine, 50 centimes; le dimanche, 60 centimes. (
Omnibus, brun / oncé , et spéciaux, conduisant à la gare, toutes les heures, à 20 minutes, place de la Bourse, ajoutes les heures, à la demie : place du palais-Royal. Prix des places : intérieur et impériale, 30 centimes.
Chemin de fer de Versailles, rive droite (gare du Havre), départ toutes les heures, à la demie; prendre votre billet pour Villed’Avray. Prix des places : dans la semaine, 60 centimes, le dimanche, 1 franc.
Omnibus conduisant à la gare, partant toutes les heures, de la place de la Bourse.
La manufacture de porcelaines n’a rien de bien monumental; on dirai un couvent faisant suite à une longue avenue.
Le musée des porcelaines, placé au premier étage, se divise en deux parties : Musée et collection de porcelaines et Musée- céramique.
Musée des porcelaines. — Première salle : pièce réservée aux porcelaines blanches, et destinée spécialement à la vente des objets choisis par les visiteurs.
Nota. — La plupart des objets exposés portent une étiquette indiquant leur valeur.
Deuxième salle : porcelaines, tasses, services, assiettes, vitraux, copies de tableaux et vases. Sur la cheminée, une pendule en porcelaine . représentant Charlemagne ; à droite de la pendule, Charles l* r , d’après Van Dyck, et à gauche, sainte Cécile d’après Raphaël, estimé 50 000 fr. Sur le mur trois tableaux d’après Raphaël: Messe dé Bolsène, Y École d’Athènes et la Déli- * vrance de saint Pierre.
Troisième salle, salon rouge Louis XV : sur la muraille, Cérès peinte sur émail, coupe de toute beauté.
Quatrième salle : un personnage inconnu d’après Tintoret.
Cinquième salle : à gauche, la Vierge au silence d’après Carrache, la Fornarina d’après Raphaël, la Vierge du grand-duc
un portrait de Van Dick ; à droite, Henri IV entrant à Paria, d'après Gérard, et en face, un portrait de Jean Bart et un tab'eau de fleurs, de 1 école hollandaise.
Sixième salle : vases de toute nature, coupes, assiettes, tasses; remarquer surtout un vase placé au centré, tournant sur lui-même, et où se trouvent figurés des sujets et exercices greos. *
Tnlilrnut. — Le Titien et sa belle maîtresse, Femme relevant ses cheveux, d'après Titien, groupe de fruits par Jacobber, la Lecture de la Bible, Psyché et l Amour, d'après Gérard, et la ilort d' Alain, d'après Giiodet.
Atelter*» de rnhrlrattwn. — Les ateliers de fabrication ne sont pas ouverts au public; il faut, pour les visiter, une autorisation spéciale de l’administrateur.
Ces ateliers peuvent se diviser en quatre catégories : ateliers de peinture, ateliers de moulage et de sculpture, ateliers de cuisson et ateliers d’émaillage.
On a construit, à l’entrée du parc de Saint-Cloud, un magnifique bâtiment destiné à remplacer la manufacture actuelle.
Retour de Sèvres :
Chemin de fer américain. — Bureaux : grande avenue de Sèvres, n : départs pour Paris, toutes les demi -heures, au quart et aux trois quarts.
Chemin de fer de la rive gauche, station de Bellevue, à 10 minutes de la manufacture et à votre gauche. Prix des places, 50 centimes dans a semaine, et go centimes le diirtanche.
Elisée eéramiipie. — On arrive à ce musée par une gaerie où sont exposés des modèles en plâtre, de vases, corbeilles, etc., exécutés à la manufacture, — de vases réfrigérants, nommés alcarrazas, espagnols — égyptiens • — algériens — indiens — etc., etc., et des produits terreux, kaolins, feldspaths, avec lesquels se fabrique la porcelaine.
itinéraire «la un le MiiNée — Salle d’entrée au centre,
spécialement consacrée à l’expo-ition des produits de Sèvres, conservés comme spécimens historiques.
Première salle à droite, en suivant : renfermant des porcecelaines chinoises, japonaises,' persanes, etc., parmi lesquelles
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on remarque un modèle de la fameuse tour en porcelaine de Nankin.
Deuxième salle. Celle-ci renferme les modèles en plâtre ou terre cuite, des différents groupe®, statuettes, etc., exécutés dans la manufacture depuis sa fondation en 1740, jusqu’à l’époque actuelle. — Sur la table au cenire, modèles de pièces de surtouts, dont un temple égyptien.
Sur les trois croisées qui donnent jour à cette salle, trois remarquables vitraux, dont un de la manufacture de Munich, représentant saint Luc peignant le portrait de la Vjerge d’après Van Dyck, et les deux autres de la manufacture de Sèvres, la.Vierge et l'Enfant-Jésus, — Jésus au milieu des docteurs, exécutgs par M. A. Béranger, 1842-18A6.
Troisième salle en suivant, où l'on a réuni une série de modèles de bas-reliefs en cire, et de bustes en plâtre, de divers souverains.
Quatrième salle au fond , modèles en plâtre , de vases de toutes dimensions, de pièces de service de table et cabarets, etc, exécutés à la manufacture depuis son origine jusqu’à l'époque actuelle.
Première salle à gauche. En faisa it retour dans la salle de Sèvres, porcelaine*» d~ différents pays (l’Orient excepté), dont les provenances sont indiquées par l’étiquetage.
Deuxième salle, renfermant les faïences lines et les grès cérames de tous les pays.
Troisième salle, où sont réunies les faïences émaillées de toutes époques et de tous pays, ainsi que les poteries vernissées.
Quatrième salle. Dans l’armoire à gauche et dans l'embrasure de la croisée, spécimens des faïences italiennes de Faënza, tîrbino, etc, et dans les deux corps d’armoire de droite et de gauche, des échantillons de poteiies sans vernis, tant anciennes que modernes, de toutes les contrées du globe.
Cinquième salle, où l'on remarque dans les deux corps d’armoire ce que le musée conserve de poteries égyptiennes, grecques, étrusques, romaines et gallo-romaines, gauloises, mérovingiennes, germaines, Scandinaves, américaines, etc. ; et les. objets de grandes dimensions, tels que doliums,
amphores, tinaja ou grandes jarres, de toutes époques et de tous pays.
En continuant parla pièce suivante, on arrive par un escalier à la salle dans laquelle sont réunis les articles de l’art du verre, dans tout ce qui le comprend. L'étiquetage des armoires et des objets dispense de plus de détails.
SAINT-CLOUD
A 15 kilomètres de Paris. Remarquable par son château, ses belles pièces d’eau, son parc et sa position pittoresque.
Le palais de Saint-Cloud est visible, les jeudis et dintbnches , de 11 heures à 4 heures seulement, en l'absence de l’Empereur, et à certaines époques de l’année.
Grandes eaux, le premier dimanche de chaque mois, de 3 heures à 5 heures.
Fête justement renommée pendant le mois de septembre.
, Ifloyens de transport. — 1° Chemin de fer américain, descendant devant la grille du parc et partant toutes les heures, à l'heure, de la rue du Louvre, n° 2 ; 60 centimes dans la semaine et 75 centimes le dimanche
2° Chemin de fer américain, partant de la rue du Bouloi, et conduisant dans l’intérieur de Saint-Cloud même. Prix: 60 centimes dans ia semaine et 75 centimes le dimanche.
3° Chemin de fer de Versailles, rive droite, gare du Havre, partant toutes les heures, à la demie. Prix des places : dans la semaine, 50 c.; le dimanche, 75 centimes.
4° Chemin de fer de Versailles, rive gauche, gare Montparnasse, partant toutes les heures, à l’heure. Même prix que la rive droite.
5° Bateau à vapeur, quai d’Orsay (pendant la belle saison). Prix des places : i fr. 50 c. Ravissante promenade à faire.
Saint-Cloud, petite ville du département de Seine-et-Oise, située entre Paris et Versailles, sur le penchant d’une colline, est non -seulement remarquable par sa position pittoresque et accidentée, mais encore par ses caseades, son parc immense et par son château, demeure d’été de l’Empereur.
L’histoire de Saint-Cloud se rattache à nos plus grands événements historiques; c’est là que Henri 111 fut assassiné par
SAINT-CLOUD
Jacques Clément. Louis XIV y fil bâtir un palais pour son frère Philippe d’Orléans, et ce fut, pendant longtemps, la résidence d’un des membres de cette famille. L’habile Le Nôtre fut chargé de dessiner le parc et les jardins.
Henriette d’Angleterre mourut à vingt-six ans dans ce château, après y avoir régné - en souveraine des plaisirs et des fêtes ; la princesse Palatine, seconde femme du duc d’Orléans, et le duc d’Orléans, y finirent aussi leurs jours.
Saint-Cloud vit encore des fêtes brillantes sous le Régent, et surtout sous son petit-fils, qui vendit enfin cette magnifique résidence à Marie-Antoinette (1785).
Les travaux nombreux entrepris par ordre de la reine furent interrompus par les événements révolutionnaires. Le château subit les ravages de cette époque désastreuse, et ne fut restauré qu’après l’événement du 18 brumaire, dont le palais de Saint- Cloud fut le théâtre.
Napoléon I* r affectionnait particulièrement ce séjour où avait commencé sa puissance, et où elle devait finir. Son mariage avec l’archiduchesse Marie-Louise y fut célébré le I er avril 1810, dans la chapelle du château, et le 3 juillet 1815, la capitulation de Paris y fut signée.
C’est encore de Saint-Cloud que partirent les fatales ordonnances qui firent crouler le trône de Charles X. Louis-Philippe, reconnu roi des Français, reprit possession de l’ancien domaine des ducs d’Orléans^ et y fit de nombreux embellissements.
Le château de Samt-Cloud est aujourd’hui la résidence favorite de Napoléon III.
ce Château. — La façade principale du château donne entrée dans le vestibule de l’Empereur, au fond duquel est une statue de Sapho par Pradier; à droite est l’escalier de l’Empereur qui conduit aux grânds appartements. Voici dans quel ordre se succèdent les salons :
Le mh I on de jiarn, dont les peintures sont de Mignard : * le pla r ond représente l’Olympe ; les voussures, Mars et Vénus, et les Forges de Vulcain; les dessus de portes, la Jalousie et la Discorde; les Plaisirs des jardins. On y voit un beau portrait de Napoléon et quatre magnifiques portières en tapisseries des Gobelins.
Vue générale de la grande cascade dt Saint-Cloud.
SAINT-CLOUD
ï.a galerie d'Apollon, est la pièce la plus somptueuse du château, c’est dans cette paierie que ie conseil des Anciens tint ses séances sous êe Directoire. Les peintures de la voîlte sont de Mignard; au-dessus de la porte d'entrée on voit : la Naissance d’Apollon et de Diane, et Latone implorant Jupiter. Au centre du plafond, Apollon et son char; à l’extrémité : le Parnasse et les quatre Saisons. Au-dessus des portes et des croisées, on voit, à gauche, les portraits de mademoiselle de Valois, de Philippe d’Orléans, de Monsieur, du duc d’Orléans, de Charlotte de Bavière; ‘à droite, ceux de Marie-Thérèse d’Autriche, de Louis XIV, du Grand Dauphin.
I,e «talon «le ulane , les peintures du plafond par Mignard représentent Diane déesse de la nuit , et celles des * voussures, la Toilette, la Chasse, le Bain et le Sommeil de Diane. On y voit les portraits de Henri IV, de Louis XIII, de Philippe de France, de Philippe d’Orléans, de Louis d’Orléans, et quatre magnifiques vases exécutés en Chine.
«,e nation «le YénuM (salle de billard) ; plafond peint par le Moyne : Junon empruntant la ceinture de Vénus ; deux dessus de portes par Jean Nocret : la Paix et la Science. Magnifiques tapisseries des Gohelins, ou l’on a reproduit le portrait de Philippe V, duc d’Anjou, d’après Gérard, et quelques tableaux en l’honneur de Marie de Médicis, d’après Rubens.
Les meubles de ce salon et des deux qui suivent sont en tapisserie de Beauvais.
i,e snion «le la vérité, plafond représentant le triomphe de la Vérité, peint par Antoine Covpel. Tapisseries des Gobelins reproduisant différents tableaux de Rubens dont les sujets se rapportent à Marie de Médicis et Henri IV.
Ij« walon «le nerenre, peinture par Alaux. Mercure et Pandore ; les Noces de Thétis et de Pélée, l’Assemblée des dieux, Mercure remettant la pomme à Pdris, le Jugement de Pâris. On y remarque quatre vases en porcelaine de Sèvres, avec des peintures représentant les quatre Saisons.
ttalonM «le l’Aurore, plafond peint par Loir, représentant le lever de l’Aurore ; meubles en laque de Chine.
«talons réservés. — En outre de ces salons, il - y a les appartements particuliers des Souverains, que l’on ne visite qu’avec une permisson spéciale; on y remarque ùn petit salon tout en boiseries de chêne sculpté, d’un merveilleux travail : les meubles sont dans le même goût. Ce chef-d’œuvre, d’une création récente, a été exécuté d’après les ordres de Napoléon III. Une autre pièce renferme une superbe tapisserie des Gobelins représentant Marie-Antoinette et ses trois enfants; enfin l'on voit, dans la salle de jeu, une table tout en mosaïque, chef-d’œuvre italien, présent du pape Léon XII.
E,e rare. — Le parc de Saint-Cloud, qui a 16 kilomètres de tour, se divise en deux parties : le parc public et le parc réservé; ce dernier renferme de beaux parterres avec des statues et des bassins, et de superbes avenues; on y voit, un petit . chemin de fer construit pour l’amusement du Prince Impérial, avec sa gare lilliputienne et sa machine qui marche à l’aide d’un ressort ; cette partie du parc comprend les jardins du Trocadero, construits sur les hauteurs de Montretout, d’où l’on a une vue magnihque.
L’entrée principale du parc public est par la grande grille, sur la place Royale ; on peut suivre de là les belles avenues qui longent la Seine, puis se diriger sur la hauteur, soit en suivant les allées qui y conduisent, soit en gravissant les talus; dans le bas parc, vous remarquerez la grande cascade qui est une des merveilles des environs de Paris, et un bassin dont le jet d’eau s’élève à une hauteur prodigieuse; parvenu sur la hauteur, on troùve une belle terrasse, d’où la vue s’é- • tend sur Paris, le bois de Boulogne et les rives de la Seine ; au milieu est un élégant belvédère élevé par les ordres de Napoléon I* r , à l’imitation de celui d’Athènes érigé par Lysicrate ; on l’appelle vulgairement lanterne de Diogène, mais son véritable nom est lanterne de Démosthène. Cinq belles avenues partent de cette terrasse ; la principale conduit à Ville-d’Avray.
Retour à Paris. — On peut revenir à Paris 1° par Chemin de fer américain , dit des Gondoles, partant de l’intérieur même de la ville. a° par Chemin de fer américain , partant de la grande avenue de Sèvres n* 17) toutes les demi-heures, aux quarts et aux trois quarts d’heure.
FONTAINEBLEAU
3° Chemina de farde Versailles, rive droite, et rive gauche, 4 bateaux à vapeur partant en fade du parc et vous ramenant en face des Tuileries.
FONTAINEBLEAU
Chef-lieu d’arrondissement de Seine-et-Marne, à 57 kil. de Paris, remarquable par son château et sa forêt.
Le château de Fontainebleau est visible tous les jours, sans permission, de midi à 4 heures, mais seulement en l'absence de l’Empereur.
Nota. — La visite du palais et l’excursion dans la forêt demandant une grande journée, nou» vous engageons à partir par le premier train de 7 heures, de manière à pouvoir arriver vers les 9 heures.
Déjeuner à l’hôtel de l’Âig/e-iVoir, et, vers il heures, commencer vos excursions.
Moyen» de trunaport. — Chemin de fer de Lyon, boulevard Mazas. Durée du trajet, 2 heures. — Billets à prix réduits, pour 48 heures de séjour, à 4 francs (le demander expressément, en prenant votre billet).
Omnibus (S, couleur jaune, partant de la rue du Louvre et conduisant à la gare de Lyon. Prix, tSc.et30c.
Pour les départs des trains, variant suivant les saisons, consulter le Mouvement, Journal des chemins de fer.
Arrivée & Fontainebleau. — Des omnibus, à l'arrivée de chaque train, vous conduisent, moyennant 30 cent., dans l’intérieur de la ville. Vous faire conduire à l’hôtel de l’Aigle-Noir.
Hôtel*. — Les voyageurs qui voudront passer quelques jours à Fontainebleau trouveront toutes les ressources possibles, comme logement et comme nourri' ure, à l’hôtel de l’A igl'-Noir (vous y présenter de ma part). Voitures à l’hôtel pour visiter la forêt, de midi à 4 heures. Prix : » francs. Viennent ensuite les hôtels de Frpnre, du IAon-d’Or, de Londres e t de Lyon.
Fontainebleau. — En dehors de son château et de sa magnifique forêt, Fontainebleau, comme ville, n’a rien de bien curieux. Citons cependant son palais de justice et la statue du général Damestne, tué en juin 1848, à la tête de la garde mobile.
l.e rhAtenu. — Le château de Fontainebleau, célèbre par de nombreux faits historiques, se compose de cinq pavillons :
Pavillon des Aumôniers ou de l’Horloge; pavillon des Ordres ;
Pavillon des Peintures; le Gros Pavillon; et le pavillon des Armes.
L’entrée principale du château se trouve dans la cour spacieuse du Cheval-Blanc, construite d'après les plans de l’architecte Serlio. Une belle grille la sépare de la place Ferrare.
S’adresser à droite, dans la salle des gardiens, pour visiter l’intérieur du château.
A gauche de l’entrée de la cour des Adieux, se trouve une double rangée de degrés, connue sous le nom d’escalier du Fer-à-Cheval. C’est devant ces degrés qu’eurent lieu les adieux de Napoléon à son armée (1814).
A l’extérieur de cette entrée, on a placé, dans des niches, deux gracieuses statues en marbre, évoquant la mémoire d’Esope, de Phèdre et de La Fontaine, d’un côté, — et de Périclès, Apelles, lctinus, Phidias et Platon, de l’autre côté.
Intérieur du château — Vestibule. — On arrive de lâ dans la chapelle dite de la Trinité. Cette chapelle, édihée par les ordres de François I er , sur l'emplacement de celle de >aint- Louis, a 39 mètrea de long sur 7 m. 80 de large. L’autel, du style Louis XI 11, est l’oeuvre de Bordéris. Germain Pilon est l’auteur des quatre anges en bionze et des statues de Charlemagne et de saint Denis.
Cette chapelle où l’on dit tous les dimanches, une messe basse, à 9 heures, rappelle plusieurs souvenirs historiques :
1° Le mariage de Louis XV avec la princesse polonaise Marie Leczinska (1725);
2 U Le mariage catholique du duc d’Orléans, fils aîné de Louis-Philippe, avec la princesse de Mekiembourg ( 1 836> ;
3" Le baptême ue Napoléon 111 (‘20 avril 1810).
De ia chapelle, on ai rive aux appartements de Napoléon l* r par un escalier conduisant notamment à la salle de ÏAbatcalion, restée justement célèbre dans l'histoire, et dont les meubles de l’époque ont été religieusement conservés. Le garuien abaisse devant vous le dessus d’un guéridon, et vous pouvez lire sur une plaque de cuivre intérieure la, mention de l'abdication impériale (5 avril 1814).,
halle du Trône. — Ameublement du temps de Napoléon l ,r ; fauteuils du trône; à droite et à gauche, algies.
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Galerie de Diane, convertie aujourd’hui en bibliothèque. Plafonds par Abel de Pujol et Blondel. — Vaste mappemonde. — Vitrine renfermant des manuscrits et livres précieux. — Au centre, sur un piédestal carré, l’épée et la cotte de mailles secrète de Monaldeschi, assassiné le 10 novembre 1657 par les ordres de Christine, reine de Suède, qui résidait alors au château de Fontainebleau.
De la galérie de Diane, on pénètre dans l’antichambre des appartements de réception d’où l’on aperçoit l’escalier d’honneur de l’Impératrice, ayant un joü plafond bleu, rose, et or, datant de 1835.
Viennent ensuite le salon de François l' r , et celui de Louis Xlll % où l’on remarque un coffret de bijoux provenant d’Anne d’Autriche, ayant servi lors du mariage de l’impératrice Eugénie, le salon de Saint- Louis, la salle des Gardes et le petit salon de Louis XV, avec peintures par le Primatice, restaurées par Alaux.
Après un petit antichambre, on passe devant l'escalier de
Empereur
EMcallcr d’honneur. — L’escalier d’honneur de l’Empereur est orné des peintures du Primatice dont les sujets sont empruntés à l’histoire d Alexandre le Grand ; on y admire une coupole resplendissante de dorures, sur lesquelles se détachent de nombreuses statues en fond blanc.
Galerie de Henri K(. — Après ce splendide escalier, on pénètre dans la magnifique galerie de Henri II, ou salle de bal construite par ce roi pour sa favorite, la belle Diane de Poitiers.
Cette galerie a été admirablement restaurée d’après les ordres de Louis-Philippe. Les peintures du Primatice ont été rajeunies par Alaux. Une vaste tribune à l’une de ses extrémités est destinée pour l'orchestre des musiciens.
C’est dans cette galerie, longue de 31 mètres sur 10 mètre» de large, que fut célébré le mariage civil du duc d’Orléans avec la princessse Hélène de Mecklembourg, et que furent reçus par l’Empereur et l’Impératrice, le 27 juin 1861, le frère et les ambassadeurs du roi de Siam.
Les présents qu’ils offrirent à Leurs Majestés, de la part du roi, font partie du musée siamois «dont il sera parlé ci-après;
iTscônsîstaient principalement en une couronne d’or,Jen coupes, bagues, colliers enrichis de diamants et en un palanquin à brancards d'ivoire.
Chniiellc «le fesiiint-ftnturnln. — La chapelle de Saint-Saturnin, qui date de Louis Vil (xu« s.), restaurée plusieurs fois, et en dernier lieu, par Louis-Philippe, a été illustrée de f vitraux remarquables, composés sur les dessins de la princesse Marie, l’une des filles de ce roi.
Le' pape Pie VII, qui résidait à Fontainebleau pendant sa captivité de 1812 à 1814, se plaisait à y venir souvent lire sa messe.
A l’étage supérieur, est la galerie des Colonnes , où fut célébré le mariage protestant de la princesse de Mecklembourg avec le duc d’Orléans. La •porte dorée, construite en 1528 par les ordres de François I ,r , est ornée de belles fresques du Primatice, restaurées par Picot.
Vous aurez à parcourir le vestibule de Saint-Louis, décoré dans le style du temps, par ordre de Louis-Philippe : on y remarque les nervures des voûtes, or sur fond bleu, constellées de fleurs de lis.
Viennent ensuite la galerie de François I ,T , où sont quatorze peintures du Rosso, restaurées par Alaux, puis un vestibule avec six belles portes en chêne, dont l’une communique avec l’escalier des Adieux.
C’est par là" que passe Y Empereur Napoléon 111 pour se rendre à la galerie François 1 er .
Après la tribune de la chapelle dite de la Sainte-Trinité, on arrive aux appartements des Reines mères, occupés autrefois par Catherine de Médicis et Anne d’Autriche et par le pape Pie vil lors de sa captivité en 1811. Des appartements des Reines, on arrive par la galerie des Fastes, et la galerie des Assiettes au nouveau théâtre impérial construit par Napoléon III, en 1855..*
C’estprès du théâtre que se trouventlesappartements réservés.
Surtout ne quittez pas le palais sans visiter le musée chinois et siamois.
MuHoe chinois et niamolw. ■*— Ce musée, visible ave® permission spéciale, se compose de deux salles et d’un salon, et
FONTAINEBLEAU
contient des objets précieux et des plus rares. On y remarque , notamment, des lanternes chinoises, des instruments de musique, des peintures, des tables de laque, des morceaux de jade, des vases de toute dimension, des idoles, des dragons, etc.
La seconde de ces salles est embellie par le charmant tableau de Winterhalter, représentant l'impératrice Eugénie au milieu de ses dames d’honneur.
Faits historiques se rattachant au souvenir de Fontainebleau.
1539. Réception de Charles-Quint par François 1 er .
1601. Naissance de Louis XIII.
1602. Arrestation du maréchal de Biron par l’ordre de Henri IV.
Le 10 novembre 1657. Assassinat de Monaldeschi par les ordres de Christine de Suède.
Le 10 octobre 1685. Révocation de l’édit de Nantes, sous Louis XIV. •
Le 11 décembre 1686. Mort du grand Condé.
1804. Restauration du chitteau par Napoléon I er .
1808. Captivité de Charles IV, roi d’Espagne.
1809. Le divorce entre l’empereur et Joséphine.
1811. Captivité de Pie VII pendant 18 mois.
1814. Abdication de Napoléon 1 er . Adieux à sa garde impériale.
Fort 4 * de Fontainebleau. — Peu de forêts ont comme celle de Fontainebleau une aussi grande variété de sites pittoresques, tantôt riants, tantôt sauvages.
Elle a près de 20 000 hectares de superficie et 53 kilomètres de tour. On y rencontre les p!us belles vues du monde, et planeurs accidents de rochers, fort curieux à observer.
Citons notamment le mont Ussy, le Nid de l’Aigle, la vallée de la Solle, le rocher des Deux-Sœurs, la Roche cristallisée, la Gorge, le vallon d’Apremont, la Caverne des Brigands, l’Ermitage, le Désert, la Roche qui pleure, la gorge du Houx, la Croix du Grand Veneur, et la promenade de la Reine.
l,e* jardin». — Les jardins de Fontainebleau, dessinés par Le Nôtre, sont remarquables par leurs vertes pelouses , leurs beaux massifs et leurs magnifiques ombrages.
On y admire un vaste étang, justement célèbre par ses carpes ii'une grosseur énorme, dont quelques-unes, d’après la tradition popultire, sont contemporaines de Henri IV etmême de François 1 er .
Voulez-vous assister à un spectacle des plus curieux, achetez un pain de munition et jetez-le, en entier, dans la pièce d’eau : vous verrez alors les carpes accourir, et le dévorer complètement en quelques minute^.
Près du jardin, se trouve un vaste parc traversé par un canal de 1333 mètres de long sur 43 mètres de large. C'est sur la gauche que se trouve la fameuse treille du Roi, qui couvre 1700 mètres de' murailles et produit le fameux chasselas, dit de Fontainebleau, dont la réputation est européenne.
Porèt. — La forêt de Fontainebleau, connue pour ses sites incomparables, se compose d’une superficie de 20 000 hectares . il est donc de toute impossibilité, de la visiter en entier dans uae journée.
Nota. — Si, profitant de votre séjour à Fontainebleau, vous voulez avoir une idée de ses sites agrestes et enchanteurs, nous vous engageons à louer une voiture, soit à votre hôtel, soit chez Bernard, ou Naigron, rue de France, 33, en ayant soin de faire toujours prix d’avance pour l’excursion.
Plan de la — Un plan pour l'excursion de la forêt et la
visite des sites les plus remarquables vous étant d'absolue nécessite, nous vous recommanderons à cet égard celui de M. Denecourt, à qui Fontainebleau doit tant de merveilleuses créations. (En vente, rue de France, 33.)
nota. — Les voyageurs pressés qui ne pourront disposer que de deux heures devront se faire conduire directement au Fort de l’Empereur, nouvelle création de M. Denecourt.
Du haut de ce belvédère, on embrasse le fort dans son ensemble et l’on jouit d’uu panorama des plus grandioses.
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