‹ Paris en pocheChapitre 65 sur 198 · VOIR COULEUR ROUGE, K” 16, EST · texte numérisé non relu

VOIR COULEUR ROUGE, K” 16, EST

L’église Saint-Roch fut longtemps succursale de Saint-Germain-l’Auxerrois.

Église Saint-Roch.

Ed 1705, Louis XIV et sa mère, Anne d’Autriche, posèrent la première pierre de ce monument qui ne fut achevé qu’en f 1740.

La construction de cette église n'a rien d'élégant. Le portail, récemment restauré, est composé de colonnes d’ordre dorique et d’ordre corinthien. Le clocher a cela de particulier qu’il est, en quelque sorte, isolé de l’église.

C’est du haut des marches de Saint-Roch que le général Bonaparte foudroya, le 13 vendémiaire an iv, les troupes royalistes qui venaient de la Convention contre lui.

Cette église, une des plus riches et des plus ornées de Paris, donne, les jours de fête, des messes en musique où l’on entend des voix remarquables et des instrumentistes des plus distingués.

Les chapelles (18 latérales) contiennent des monuments et marbres de personnages célèbres : de Bossuet, de Maupertuis, de l’abbé de l’Epée, fondateur de l’institution des Sourds-Muets, les bustes de Mignard et de le Nôtre, les statues du cardinal Dubois et du duc de Créqui, les médaillons du maréchal de Lesdiguières, du géomètre Maupertuis, du maréchal d’Asfeld, du comte d’Harcourt et de Mme Lalive de Juilly : remarquer à gauche, en entrant, contre un pilier, le médaillon du grand Corneille, et, derrière le chœur, trois grandes chapelles : celle de la Vierge, celle de la Communion, et, dans le fond, celle du Saint-Sépulcre, très-curieuse à -visiter.

Omnibus d, et.

saint-s É vérin. L’église Saint-Séverin remplace un ancien oratoire du temps de Childebert (sixième siècle), qui fut détruit par les Normands.

La façade actuelle, qui n’a pas de perspective, est ornée d’un portail (du style du treizième siècle) qui appartenait à l’église Saint-Pierre-aux-Bœufs, dans la Cité, et qui fut démolie en 1837.

La statue de la Vierge couronne le sommet de l'édifice.

A la gauche de l’église, est une belle tour ctrrée à deux étages. Le porche voûté de cette tour servait autrefois de porte d’entrée. On remarque, dans une niche, la statue de saint Séverin.

Les voûtes de l’église ont des clefs et des pendentifs, d’une élégante sculpture. Le baldaquin du maître-autel, dessiné par Lebrun, est l’œuvre de Tubi (Baptiste), il est dû à la générosité de Mlle de Montpensier.

ÉGLISES

Toutes les chapelles de l’église Saint-Séverin ont été ornées, récemment, de peintures murales dues aux pinceaux habiles de MM. Flandrin {Foui et Hippolyte), Schnets, Signol, Gcrôme, Biennoury, Heim, Hesse, etc.

Omnibus a», aï, s.

soaBONNE, rue de la Sorbonne, 13 et 15, en face le collège Saint-Louis.

Cette église fut bâtie par les ordres du cardinal de Richelieu, qui en posa la première pierre, le 15 mai 1635. Elle complétait l’établissement de Robert de Sorbon, chapelain du roi saint Louis, pour l’èducatiQn des jeunes gens pauvres se destinant à l’état ecclésiastique, et qqi, étant tombé en ruines, fut reconstruit entièrement par Richelieu qui y avait étudié la théologie.

Le portail du côté de la place est composé de deux ordres corinthien et composite superposés. Il est couronné d’un fronton rappelant celui du Panthéon de Rome.

Le dôme, ouié des peintures de Philippe de Champaigne, est entouré de quatre médaillons.

Dans l’intérieur du transsept de droite, est le tombeau en marbre du cardinal de Richelieu, proviseur de la Sorbonne, dont la tête coupée dans son tombeau, par les révolutionnaires de 1793, vient d’ètre réintégrée avec une grande solennité, le 15 décembre 1866.

Le mausolée est de Girardon, d’après les dessins de Lebrun ; au-dessus, on voit un grand tableau dont le sujet est : Sorbon présentant ses élèves au roi saint Louis.

Au pourtour du chœur, chapelle fermée, contenant le cénotaphe en marbre du duc de Richelieu.

Dans l’intérieur de l’église, on remarque : le Christ à ta colonne , statue par Ramey.

Omnibus acj, aï, J.

saiott-sulpice, place Saint-Sulpice, faubourg Saint-Ger* main, près du Luxembourg.

L’église Saint-Sulpice, bel édifice aux proportions grandioses, doit sa fondation (1655) à la reine Anne d’Autriche; elle fut achevée par l’habile architecte Servandoni (1749).

La façade principale, les deux portiques et les tohrs sont de trois ordres : ionique, dorique et corinthien.

Les deux tours (70 mètres de haut) ne sont pas' du même modèle. N’en accusons pas les architectes de l’époque : la mé-

tropole tenait à son privilège d’avoir seule des tours pareilles. Celle du sud, construite par Mactaurin, date de 1749, et celle du nord, par Chalgrin, de 1777.

Le chœur, dont le maître-autel avance vers la nef, est orné des statues des apôtres, par Bouchardon; les deux qui manquent, saint Paul et saint Jean, sont dans une chapelle souterraine servant aux catéchismes.

ÉGLISES

Le . chœur, qui a ‘>7 mètres 50 centimètres de long, est entùyré, ainsi que la nef, de sept arcades, d’une ampleur majestueuse, à pilastres corinthiens.

Dix-huil chapelles entourent la nef et le chœur, et aboutissent à la chapelle de la Sain te- Vierge, d’un ensemble magnifique.

Le groupe en marbre blanc de la Vierge tenant 1 enfant Jésus, se détache admirablement au fond de cette élégante chapelle ; c’est l’œuvre de Pajou.

Une riche coupole peinte à fresque, par Lemoine, représente l’Assomption.

En face de cette chapelle est un marbre à la mémoire do M. de Pierre , curé de Saint-Sulpice, mort en 1836.

Remarquer la chaire de la nef, due à la munif cence du maréchal de Richelieu, et le dôme., avec groupe doré représentant la Charité.

Toutes les chapelles resplendissent de peintures murales dues aux habiles pinceaux de MM. Delacroix, Hesse, Hemn, Vinchon, Lafon, Pujnl, etc., etc.

Les orgues de Saint-Sulpice sont au nombre des plus belles et des plus complètes qui existent.

Citonsencore les bénitiers, immer ses coquilles les plus grandes connues, cadeau de la république de Venise à François 1", et en face de l'église, une magnifique fontaine décorée des statues de Bossuet, Fénelon, Massillon et Fiéchier, les illustres prédicateurs du s'ècle de Louis XIV (voir page 217).

Omnibus ii, i,, sb.

x a trinité, rue Saint-Lazare, à l’extrémité de la rue de la Chaussée-d’Antin , est un des monuments les mieux réussis du Paris moderne.

VOIR COlll.EUR ROrCE, K* 12, EST.

La façade se compose d’un grand porche surmonté d’tn étage percé d’une rosace, et d’un clocher très-élevé.

Sous le chœur, exhaussé de quatre marches communiquant, à droite et à gauche, à deux sacristies, on a pratiqué une crypte spacieusq.

Vue générale de la nouvelle église de la Trinité.

ÉGLISES

Le portail, sculpté dans le style florentin des seizième et dixseptième siècles , donne sur un jardin-square, d’une superficie de 3000 mètres.

Omnibus n, w , Ci, x.

val-dé- orace, jue Saint-Jacques, 279.

La fondation du Val-de-Grâce date de 1645. Ce fut Louis XIV, âgé de sept ans, qui en posa la première pierre.

Remarquer le dôme copié, pour ainsi dire, sur celui de Saint-Pierre de Rome; la coupole, peinte par Mignard, et le maître-autel orné de quatre colonnes torses, en marbre.

Le Val-de-Grâce, aujourd’hui hôpital militaire, était autrefois un célèbre couvent, où Dubois, le ministre, fut sacré cardinal. C'est au Val-de-Grâce que fut enterrée Henriette de France, fille de Henri IV, et femme du malheureux Charles I* r , roi d’Angleterre. .

Omnibus j, ac.

saint-vincent de paul, place Saint-Vincent de Paul et rue Lafayette, près de la gare du Nord.

Cette belle église, bâtie en 1824 sur les plans de MM. Lepère et Hittorff, a été livrée au culte le 21 octobre 1844.

On y arrive par des rampes affectant la forme de celles de la cour du palais de Fontainebleau. Le péristyle, soutenu par douze colonnes cannelées, d’ordre ionique, esf surmonté d’un fronton sculpté par Nanteuil , représentant saint Vincent de Paul, la croix â la main, entre la Charité et la Foi.

Deux tours carrées de 54 mètres de haut, couronnent le monument ; l’une contient l’horloge, et l’autre les cloches.

Sur des piédestaux posés sur la galerie reliant les tours, se détachent les statues de saint Mathieu, saint Luc, saint Marc et saint Jean.

Sur la porte, d’un effet grandiose, œuvre de Farochon , on remarque le Christ et les douze apôtres.

A l’intérieur, citons, comme devant attirer votre attention, une magnifique colonnade avec peintures d'Hyppolite Flandrin; la coupole du chœur, par Picot ; les plafonds des nefs

sculptés en bois, avec' rosaces et ornements, eL les chapelles, ornées de vitraux remarquables, par Maréchal (de Metz) et Gugnon (1844).

Remarquer le maître-autel, avec Calvaire, par Rude , et, à droite, à l’extérieur de la boiserie qui le contourne, des ligures en relief représentant les patrons des princes de (la famille d’Orléans.

Omnibus aç, v.

Citons encore les églises :

(Saint-Antoine, rue de Charenton.

ISalnt-Bernurd, rue d’Alger, à la Chapelle-Saint-Denis.

Nalnt-Benls-du-Salnt-tSacrement , rue Saint-Louis.

ÉGLISES

Ralnt-iaeqnen et Saint-Christophe, à la Villette.

Saint- Jean et Saint-François, rue Chariot.

Saint-Joseph de» Carmen, rue de Vaugirard, 78- Saint-Lambert, place de l'église, à Vaugirard.

Saint-Louis d’Antln, rue Caumartin.

Saint-Louis des Invalides, aux Invalides. Salnt-Louls-en-rile, rue du même nom, dans l’ile Saint-Louis. Sainte-Nlarguerite, rue Saint-Bernard, 98.

Saint-Médard, rue Mouifetard.

Notre-Dame d'Auteull, place de l'église, à Auteuil.

Notre- Manie de Bon -Secours, rue Notre Dame-des-Champs.

Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, rue de la Lune. Notre-Mame de l’Ahbaye-aux-llols, rue de Sèvres, t6. Notre-Dume des Blancs-Manteaux, rue du même nom. i4. Notre-Mame des Carmélites, rue d’Enfer.

Notre-Dame des Oiseaux, rue de Sèvres, 106.

Malnt-Paul-Salnt-Louls, rue Saint-Antoine.

Saint-Philippe du Boule, ruedu baubourg-Saint-Honoré, 154.

Mulnt-Plerre de Challlot, rue de Challlot, 32.

fgaInt-Plerrc du Orom-Calllou, rue Saint-Dominique, 168.

galnt-TliomaM de Villeneuve, rue de Sèvres, 27 .

chafelxx expiatoire, rue d’Anjou-Saint-Honoré, près le boulevard Haussmann. Pour visiter la chapelle, s’adresser au gardien. Prix, 50 centimes.

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