‹ Paris en pocheChapitre 87 sur 198 · PRISONS · texte numérisé non relu

PRISONS

Les prisons de Paris, placées sous la juridiction du préiet de police, du ministère de l’intérieur et du ministère de la guerre, sont civiles ou militaires.

Prl*on* civile*. — Les prisons civiles de Paris ne sont, pour ainsi dire, que des dépôts, où les accusés et condamnés ne passent, en général, que peu de temps, attendant, les uns leur jugement, les autres leur ordre do départ. Les condamnés à moins d’un an peuvent seuls rester à Paris.

Les prisons de Paris sont toutes fermées au public; on ne peut les visiter qu’avec une permission spéciale du préfet de police ou du ministère de l’intérieur.

Nous vous citerons les prisons: Mazas, boulevard iiazas, type du système nouveau dit cellulaire; la Conciergerie, au Palais de Justice, servant de dépôt aux accusés, pendant leur procès seulement; la Hoquette , prison de dépôt des condamnés aux peines afflictives et infamantes, et des condamnés à mort. C’est devant cette prison que se dresse la guillotine, les jours, heureusement fort rares, d’exécution; et la Petite- Roquette, maison de correction des jeunes détenus, place de la Roquette.

Viennent ensuite les maisons d’arrêt de Sainte-Pélagie, <lcs Madelonnetles, rue de la Santé, la prison de Clichy, réservée aux prisonniers pour dettes. La prison de la Garde Nationale, appelée en termes vulgaires, les Haricots, et pour les femmes, la maison de Saint-Lazare, laubourg Saint-Denis.

Pri*on militaire. — La prison militaire de la rue du Cherche-Midi est bâtie d’après le nouveau système cellulaire; elle remplace l’ancienne prison de l’Abbaye, démolie en 1848.

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