SCÈNE IV
Les Mêmes, PIERRE, LAZARE, FRÉDÉRIC.
pierre, riant. Ha ! ha! hpn... Quelle figure consternée!.,.
lazsre. Mais riez donc, mon chéri NlNt, examinant Frédéric. Eh! mais, elle n'est pas mal.,, la victime !...
Frédéric. Où m’aTez-Tous conduit, messieurs?
Jacques. Au nouveau théâtre de la banlieue, au théâtre de Pantin, où nous assisiernns-’à-’la lépélilion générale du spectacle d'ooserlure...
Frédéric. Ah 1 je suit ici dans un théâtre I...
NlNt. Est-ce qu'il se croyait dans une cathédrale?
pierre. Prenez garde, ces dames tous feront la guerre si vous n'éles pas ptus aimable...
LAZARE . Plus enjoué...
nim. Allons, allons, j’aurai du mal â mériter mon cachemire.
Frédéric. Que vous disais-je... la scène qui s'est passée â l'hûiel Clamarins, le touchant intérêt de ce vieil laid pour moi, un inconnu 1... et l’état alarmant dans lequel j'ai lais-écc premier, cet unique proiecteurl tout n:e dit que ma place serait auprès de lui; et, toute aimable que soit votre invitation, je sens que je ne saurais rire, plaisanter, quand il souffre, quand il e>t malheureux.
Il fait uo mouvement pour sortir.
JACQUES, le retenant. Allons donc, tous tous exagérez le danger.
pierre. Un évanouissement qui n'a pas eu de suite.
Lazare. Nous connaissons cela ; d'ailleurs nous avons de ses nomelles... il va mieux, beaucoup mieux.
Frédéric. Kn vérité! Eh bien, alors soyons tout au plaisir!
nini, gui touche Frédéric en faisant un battement. Ah ! monsieur, mille pardons...
Frédéric, la saluant très-respectueusement. Mademoiselle...
NINI, continuant d faire des battements.
Plus que ça de salut !... Ks'-ce qu'il me prend pour un ministre, ce monsieur?
Jacques , montrant Aini d Frédéric.
Hein 1 quelle taille. ..
pierre, conlidenlicllemcnt. Mademoiselle Nini. un premier sujet!
FRÉDÉRIC, saluant, âlademoiselle,..
NIM. Encore! (Elle salue ) Monsieur...
Jacques, montrant d Frédéric Aini qui lui fait des mines. Mats voyez doue comme elle vous regarde...
pierre. Comme elle soupire!
Lazare. Comment la trouvez-vous?
Frédéric. Charmante?.. (A part.) Mais on autre souvenir, une autre image est là, qui m’occupe tout entier.
Lazare. Mais pour Dieu, soyons gais, mon cher.
NINI, sur un signe de Jacques. Monsieur, auriez- vous l'obligeance de tue garder mon manteau?...
Frédéric. Moi, mademoiselle... avec plaisir...
Jacques, d part. Bravo! (Haut.) Mon cher , nous vous laissons pour aller reteuir une loge p ur la première représentation...
et quand la répétition sera finie, nous euletods mademoiselle Nini avec Flora et Zé-
MAGASIN THÉÂTRAL
so
tnlhce, et, en attendant l’henrc du spectacle, nous allt ns tous dîner à la l>aul eue, a 1 j campagne!... ( A ses frères. ) Venez-vous, messieurs?...
pierre. Nous te suivons... (Bas à Frédéric.) Heureux coquin I
Lazare, montrant Nini. Ma foi, mon cher, je vous en fais nioncomplimeitsincère.
Les trou frères sortent.