‹ Paris et la banlieue piece en cinq actes et onze tableauxChapitre 52 sur 77 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, PASCAL, entrant par la gauche.

pascal. Ouf! je n’en pais plus... J’ai perdu leurs traces... Entrons nous reposer un instant chet le meunier... j ai encore du courage, mais je n’ai plus de jambes...

P.'csl ta porte du moulin Cardaillan et Mi'ti-

gni courant l’ut .pré. feutre «ont descendue tu rerdenjumede.

CARDAILLAN. O Maria, té vérilo 1 oupé-

tavie...

MISTIGRIS. Y a personn»...

cardaillan. Comment, il n y a peraonne !

MISTIGRIS. Ah ! excu«ez. bourgeois. .. c’est l’habitude de dire ça pendant neuf mois de l’année...

cardaillan. O mon Dion, qné bestias !...

Mets la table, drôle, je vais ouvrir.

Mistigri» descend et met le couvert.

MISTIGRIS. La table, ça me val cardaillan. Eh! c’est ce bon m onsieu de Passecale!...

pascal. Moi-même, mon cher Cardaillan.

cardaillan. QuVst-ce qui vous amène donc?... nos petites affaires?...

pascal. Ne me parle* pas d’affaires., . je suis moulu.. . On vous payera votre rente plus tard. . comme je l’ai déjà payée à vos deux mauvais garnements de frères... je peux en faire autant pour vous... qui ue valex pu mieux...

cardaillan. Vous dites?...

pascal. Je dis que je voudrais bien me coucher un peu. - je rrois que je suis malade... Est-ce que vous n'avez pas ici quelque petit ;oin où l'on puisse se reposer un peu?...

Il s’awiod sur une chaire.

cardaillan. Non, mm, pas IA... j’attends ce soir nombreuse société.

pascal. De vos amis, de vos parents?

cardaillan. Non; des jeunes gens qui ont loué mon moulin .. mais c'est égal, si vous voulez monter là haut et me promettre de ne pas vous montrer...

pascal. Fatigué comme je le suis, je dormirai comme une marmotte. , . p.s trop longtemps, toutefois, car il faut, avant la nuit, que je termine une affaire importante.

cardaillan. Eh bien... suivez-moi...

Il passe le premier.

pascal. Avec plaisir.

cardaillan, hors seine. Venez, monsieur de Pascal... faites aumlion, oui... Allons, levez le zantbe.

pascal. Soyez tranquille... me voilà, me voilà... (Arrivé au premier, regardant autour de lui.) Ahl... est-ce ici ?

cardaillan, en montant. Oni... encore un étage. .. Prenci garde, l'escalier n’est pas commode...

pascal. Ahl ça me connaît., je prends la rampe...

Il dégringola.

cardaillan. Eh bien, où dune allez- | vous ?

pascal. Ne faites pas attention, je prends la rampe après être arrivé... là, nous y voilà.

mistigris, en bas. Dites doue, bourgeois...

cardaillan. Eh bien?...

mistigris. Faut-il leur déboucher leur I vin, aux pratiques?

cardaillan. Du tout... que je te le défend*, oui.

mistigris. Oui... il « dit oui... (Criant.) C'est bien, bourgeois...

Il ëéb<»o<*h»* one bouteille, boit du Tin et d«* t'en.

cardaillan, arrivé ou deuxième avec Piuenl. Voici votre chambre à coucher.. .

e’esi la mien ne ..

pascal. Allons ici... je serai parf.iilemenl. .. le calme de cette campanile, le tictac de votie moulin, luut va me bercer des plus doux songes...

U place w vali*» dans on cola ; se couche par terre e, appuie sa tète sur la valise.

mistigris. L'est plus rafraîchissant comme ça.

cardaiu.an. Attendei, je vais faire votre Ut, tnoi... Donnez-moi votre valise...

pascal. Pardon, pardon. .. j’aime mieux ne pas me séparer de ceci...

CARDtlLLAN. d part. O-d... oui.,, du portefeuille... mais il faudra pourtant que je sache auj urd'hui ce qu’il renferme. (Haut.) Attendez, je vais vous faire un lit de meucier, tin lit à dormir quinze jours sans boire ni manger.

il approche Seul «aca qu'il met de chaque côté dp la tète da P, .ci et place una plancha «n travera au-dessus de la valisa.

pascal, à part. Quinze jours!.,, diable!

ça ne ferai pas ruou compte!

cardai llan. Voilà co que c'est.

PASCAL. En effet, de celle manière, je suis mieux, et ma valise est toujours en sûreté... Grand merci, grand merci, monsieur Cardaillan !

cardaillan. Bon sommeil , monsieur Pas-ecal, ne faites pas de mauvais rêves.

pascal. Je l’espère... Votre serviteur de tout m«n rœtir... De mauvais lèves... mon Dieu soit loué, j'ai là, d ns mon portefeuille, le nouveau pouvoir que m’a donné Al.

de Clamarin* pour vendre, en faveur de son fils, la terre de Chenelière, près Saint-AIaur; c'est à deux pis, et je m'y rendrai à mon réveil.

cardaillan, passant la lite à l'étage du deuxième II doit avoir le soumiei! dur; tout à l’heure, nous dirons tin mot à la valise.

pascal, ouvrant de grande yeux et se levant. Vous dites?...

la société. Venez par ici... voilà le moulin...

Bruit au dtltan.

cardaillan. Je dis tpte ce sont les pratiques qui nous arrivent. (A part.) Diable d'homme, val...

Pascal se rendort.

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