SCÈNE IV
Les Mêmes, moins CARDAILLAN et MISTIGRIS.
eazare. Et monsieur Groseillon va nous
servir de page...
MNl. Ah ça, messieurs, vous savez que le spectacle commence à sept heures... je n'ai certainement pas l’intention .t'habituer, la direction à une exactitude ridicule. ..ce n est pas moi qui donnerai jamais ce mauvais
exemi K. •
pierre. Et elle a raison...
MM. Seulement, je ne veux pas faire attendre le public comme notre bêla de ré-
8iS Gi roseillon . Il nousgronderait, le public. ..
et quand il gronde eh ! eh! (Imttant le
,i rjlct ) Zi. .. zi... il est méchant, le public.
Jacques. Soyez tranquilles, les voitures resseni' là-bas, à nos ordres.. .
I azare Et dés que nous aurons dîné, ces dames s'en iront, accompagnées du petit bêta de Groseillon.
groseillon. Vous dites?
pierre. Il dit, du peut bêta de Groseillon.
groseillon. A la bonne henre, je croyais
avoir mal entendu...
lazare. Quant à nous, nous rentrerons dans Paris avec M. Frédéric.
Frédéric. Ma foi, messieurs, ce ne sera
pas sans plaisir... car pour un provincial qui brûlait de connaître la grande ville, vous avouerez que, depuis deux jours, vous ne me faites guère visiter que la banlieue.
JACQUES. Mais l'été, Paris est un désert ; tous les plaisirs sont aux champs, toute la ville est à la campagne!... et d’ailleurs, pour bien connaître un pays, ne faut-il pas aussi étudier ses environs...
Frédéric. Oui, sans doute, et j’attendrais fort patiemment en si joyeuse compagnie, si je ne croyais être appelé ailleurs par un devoir.
lazare. Allons donc! les devoirs après les plaisirs.
pierre. A votre santé, monsieur Frédéric!
TOUS. A la santé de M. Frédéric !
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