SCÈNE II
Les Mêmes, pascal, caRDaillan.
pascal. Non, monsieur le comte, non.
magasin théâtral.
le comte. Pascal ! loi, mon ami ?
PASCAL. Vuilli l'ami... et voilà la fortune.
le comte. Mais comment se fait-il ?...
pascal. Ah! c'est un bonheur... un miracle .. un... tenez, je ne sais plus... je ne puis plus parler...
cardailan. Voilà ce que c’est, monsieur le comte... ce brave homme avait été volé...
tous. Volé !
Cardaillan. Oui, volé... c’est imligne, a 'est -ce pas? volé par deux grands coupables.
PASCAL. Ses deux frères...
LE COMTE. Vos deux frères?
cardaillan, ri pari. Pardonnez-moi, vous antres. (Uuut.) C'était I Allemand (pii avait mé lilé le coup, et c’était le Provençal qui l’avait exécuté.
pascal. Entre nous, ils ne valaient pas grand’ chose...
cardaillan. Mais, monsieur le comte, ils sont défunts...
LE comte et PASCAL. Morts?
CARDAILLAN. Morts.
le comte. Et c’est donc en mourant qu’ils ont téparé leur crime?
cardaillan. Justement... je les avais chacun d un côté... Mon bon frère, que me disait l'Allemand dans son langage, je me repcits beaucoup d’avoir pris cet argent.
( Changeant de ton.) Tron de l’air, disait le Provençal, depuis que je l’ai, celte fortune du diable, elle me pèse plus sur la conscience
que dans la poche, oni... je ne bois plus, je ne dors plus... Et ils m’ont charge de vous la rendre, après leur trépas... Maintenant, monsieur le comte hérite de leurs deux rentes viagères.
pascal. Du tout; je lui ai promis, monsieur le comte, qu'il toucherait les trois à lui seul.
le comte. Je ratifie la promesse.
cardaillan. Bravo! je suis dispensé de mes petits voyages en Allemagne et en Provence.
le comte. Et je fais plus encore, je double la pension.
cardaillan. Ah! monsieur le comte...
le comte , bat ri Catherine. Et tes neveux, Marie?
Catherine. Ils partiront, et leur conduite régleia désormais mes bienfaits.
Frédéric. Ah! je le savais bien... c'est à Paris que le bonheur habite.
LE comte. Non. mon enfant, non ; le bonheur u'e-t ni dans le bruit ni dans l'éclat; il n'est pas à la ville, il n'est pas à la banlieue : il est dans la famille, près d'une épouse qu'on aime, entre ses enfants et ses amis*. J Mais, venez, monsieur le provincial; avant de rentrer dans Paris, je veux vous faire assister à l'un d s plus beaui spectacles de la banlieue. A tescôtés , ma bonne Marie... appuyé sur le bras de mon fils et de ma Clémence, je suis heureux, je suis fort maintenant.
©îuirme fabUmt.
Le* grandes eaux de Saint-Cloud: vue prise de la Cascade.