‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 110 sur 314 · Rio. H, 1788 bis, fol · texte numérisé non relu

Rio. H, 1788 bis, fol

rintention de vendre à THôtel de Ville « 30,000 escus soleil de rente pour 360,000 escus soleil en principal * » à prendre sur les deniers des aides et grosses fermes par les main» des receveurs particuliers et généraux. Il propose d'ouvrir une souscription publique pour recevoir les offres du bon peuple. La Ville fait d'abord la sourde oreille, et, par une convention tacite, les conseillers s'arrangent pour ne jamais se trouver en nombre aux assemblées; mais la reine mère déjoue l'a manœuvre et reproche aigrement au corps de Ville son manque de zèle. Il faut s'exécuter : dans l'assemblée du 11 août, la Ville décide « qu'ouverture sera faicte du Bureau de la Ville pour le recouvrement de ladicte somme de 30,000 écus de rente, à la charge que ce soit de gré à gré et sans aulcune contraincte, et que les assignations que icelle Ville a sur aulcunes des fermes mentionnées es dictes lettres seront préalablement paiées et acquittées, sans les confondre avec les rentes qui seront constituées pour le recouvrement desdicts 30,000 escuz ou ce qui en sera reçeu ■ ». Le 7 mars 1585, le roi revient à la charge et fait connaître à la Ville que Paris est taxé à la somme de 60,000 écus pour sa part dans la subvention demandée aux villes closes du royaume et destinée au payement de la solde de cinquante mille hommes. Dans l'assemblée du 26 avril, la municipalité décide qu'on fera des remontrances au roi. Elles devaient s'appuyer principalement sur cette circonstance qu'en violation des lettres patentes du 17 juillet 1570, qui exemptaient la Ville de Paris de l'obligation de contribuer à la solde des troupes, les généraux des finances avaient, le 29 avril, en vertu d'ordres formels du roi datés du 24, « fait arrêter la somme de 30,000 écus des arrérages des rentes engagées à la Ville et dues par plusieurs receveurs

i. Rbo. h, 1788 àisj fol. 410.

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