INTRODUCTION XVII
de janvier 1485 définit nettement les attributions des seize quartiniers : « Icelle ville a esté par cy-devant divisée et partie en seize quartiers, en chascun desquelz quartiers lesdits suppliants [le prévôt des marchands et les écherins) ont acoustumé commectre ung notable bourgeois et habitant de ladite ville, lesquels sont en nombre seize et nommez quarteniers^ ayans charge expresse, chacun en son quartier, soubz lesditz prévost et eschevins, de regarder au faict de ladite ville, oyr toutes nouvelles, faire assembler les nobles, bourgeois, manans et habitans d'icelle Ville, chacun en son quartier, toutes et quantes fois que besoing en est, et en quelque temps que ce soit, de jour et de nuyt, pour donner ordre et provision aux affaires dessusdites et savoir quel nombre de gens y a en chacun desditz quartiers, tant habitans et résidens ordinairement illec que autres extrangiers. » Il parait bien résulter de ce texte que les quartiniers jusqu'à la fin du xv* siècle étaient directement choisis entre les notables par le prévôt des marchands et les échevins. Plus tard, le mode d'élection devint plus compliqué, et, sous François I", le quartinier était nommé par le Bureau de la Ville sur une liste de trois notables désignés par les dizainiers du quartier, auxquels ils adjoignaient deux notables de chaque dizaine \ Un curieux mémoire, adressé en 1562 par la
de Lincy dit inexactement qae cette ordonnance se trouve au t. V, p. 688. On remarquera que l'ordonnance de 4383 orthogrnphie quarteniers. L'orthographe de quartiniers est aussi souYenl employée. Voy. l'ordonnance de janvier 1484 (Ord., t. XIX, p. 474). Le titre porte quartiniers et le texte quarteniers. Nous avons adopté dans le corps de l'ouvrage la première de ces formes; mais il esl trop absolu d'affirmer, comme l'a fait M. Picot, Recherches sur les quartinierSf cinquanteniers et diiainiers de la ville de Paris (broch. in-S^', 1815), que ce serait seulement dans la seconde moitié du XVI* siècle qu'on aurait parfois adopté Torthographe de quartenier. Nous venons de voir le mot ainsi écrit dans des ord. du xiv« et du xv» siècle. Le règlement municipal du i" avril 1500 (Rbo. H, 1778, fo 50), le mandement du 5 décembre 1530 (Rbo. H, 1779, f» 51), donnent la même orthographe, et ce sont des exemples pris au hasard.
1. Rbo. h, 1779, fo 51. Election du 5 décembre 1530, en remplacement de Thomas du Ru décédé. — Leroux de Lincy se trompe donc en écrivant