‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 170 sur 314 · làid · texte numérisé non relu

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3. Ce détail, donné par le Bourgeois de Paris, est confirmé par un passage de la relation de Sainct-Yon : • Le bruit commun estoit que les pré- Tosts et eschevins s'estoient faits forts de trente mille hommes pour assister les conjurés lorsque les garnisons se seroient saisies des places et advenues de Paris, ce que toutefois ne peurent exécuter ».

session de la capitale : ou bien concentrer les troupes . régulières dans les environs du Louvre, en se ménageant une ligne de retraite vers Textérieur, ou bien marcher sans délai sur les premières barricades et balayer ceux qui les construisaient. Mais le roi ne sut prendre à temps ni Tune ni Tautre de ces résolutions, bien qu'iL eût sous la main des hommes d'action comme Alphonse Ornano, Grillon et le maréchal de Biron. C'était d'ailleurs Catherine qui donnait les ordres. Se flattant de venir à bout du duc de Guise par ses petites ruses ordinaires, elle lui dépêchait Bellièvre à plusieurs reprises, tandis qu'elle répondait aux pressants messages de M. d'O de se tenir sur la défensive et de contenir les troupes *. Pendant que le roi reculait ainsi devant la lutte « avec défense à tous les siens de tirer leurs espées seulement à moictié, sur peine de la vie, espérant que la temporization, douceur et belles paroles accoiseroient la fureur des mutins et désarmeroient peu à peu ce sot peuple », » l'attitude des ligueurs devenait de plus en plus menaçante. Excités par les agents du duc de Guise qui mettaient dans le désordre un ordre relatif, les bourgeois multipliaient les barricades et, se sentant plus forts, commençaient « à regarder de travers les Suisses et soldats françois estant par les rues et à les braver de con-

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