‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 172 sur 314 · Amplifie, des partie, etc · texte numérisé non relu

Amplifie, des partie, etc

2. Nous suivons ici la relation de Saincl-Yon; dans celle du Bourgeois, ce tailleur aurait été tué plus lard, dans Taprès-midi, au moment où les Puisses, ayant quitté le Marché-Neuf, passaient sur le pont Notre-Dame, ce 4iui aurait été la cause du massacre d^un certain nombre de Suisses, parce qu'on disait que le tailleur avait été tué par eux.

ché-Neuf se croyaient déjà sur le point d'être assaillis de toutes parts; mais leurs capitaines vinrent dire aux bourgeois qui gardaient les barricades qu'ils étaient chrétienset amis, que Biron les avait postés là malgré eux et « que maudite, fut l'heure en laquelle ils y estoient venus ». On leur promit de ne pas les attaquer, « à condition, dit Sainct^ Yon, qu'ils se retirassent au fond du Marché-Neuf, afin que^ leur présence ne faschast le peuple ». Le capitaine La Rue, qui commandait une troupe de ligueurs sur le pont Saint- Michel, ordonna au capitaine Malivaut, de la garde suisse, d'avoir à évacuer de suite les abords du pont et à se retirer dans le Marché-Neuf, où les autres compagnies suisses étaient déjà immobilisées. « Malivaut, se voyant assiégé par les deux bouts du pont, ne se fist prier deux fois'. «L'Université, depuis la retraite de Grillon, avait mis également le temps à profit. Trois bSrricades avaient été construites, à la hauteur de l'église Saint-Yves, devant l'horloge Saint- Benoît et devant les Jacobins ; puis, laissant dans ces citadelles improvisées des garnisons suffisantes, les capitainesligueurs de la rue Saint-Jacques s'étaient mis en marche vers le carrefour Saint-Sévcrin, qui commandait l'issue principale de la place Maubert, et avaient placé une barricade à six pas des Suisses. Dans toute l'étendue de la ville, on ne pouvait plus circuler sans un mot de guet, un passeport ou un billet particulier des capitaines et colonels dévoués à la Ligue*. Le maréchal d'Aumont, qui avait en vain essayé de se rendre maître du grand Châtelet et avait du se retirer avec ses deux arquebusiers devant les barricades des bourgeois^ en se « mordant les doigts » ^, se rendit vers midi à la barricade de la rue de la Calandre avec le maréchal de Biron et M. d'O, pour parlementer avec les bourgeois. Mais

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