Amplifie, etc. De Thou, t. X, p
2. De Thou, Ibid., p. 262. L'historien, en relevant cet acte de rébellion, le trouve beaucoup.plus grave que les barricades de la veille et leurs suites^ qui pouvaient trouver une excuse dans la provocation.
3. Relation de Sainct-Yon, Quant & Tëchevin lui-même, après le sauvetage des Suisses par Guise et Saint-Paul, il était allé prendre un repos nécessaire a las et recreu, pour avoir seul travaillé depuis sept heures du matin jusques à sept heures du soir, sans boire ny sans manger, avec le grand péril de sa vie, pour la conservation de ses concitoyens ».
qu'il la tenait toute prête « pour la faire marclier quaiui besoin seroit * ». Au Louvre, on veillait aussi : car les^ barricades du quartier Saint-Honoré, celles de Saint-Germain-l'Auxerrois et de la chapelle de Bourbon ressemblaient aux travaux d*approche d'un siège. « Dans la chambre du roy, chacun tenoit Tespée au poing, toute nue; et dura cest effroy plus d'une heure entière, soulz un faux bruict qu'on les venoit assiéger '. » Henri III n'était pas, d'ailleurs, sans défense. En dehors de ses gentilshommes, il était entouré de la majeure partie des compagnies suisses et françaises, qui, au lieu de sortir de la ville, comme elless'y étaient engagées envers le duc de Guise et les bourgeois, étaient venues prendre position dans les jardins et la basse cour du Louvre ^ Le, roi dans la soirée, avait aussi « envoyé quérir le régiment de Picardie * ». Vers les deux heures du matin, le bruit se répandit que toutes ces troupes allaient charger « à la dianne » et aussitôt les ligueurs furent sur pied; mais le bruit fut reconnu faux, en ce qui concerne du moins l'arrivée du régiment de Picardie et de six compagnies d'honimes d'armes qu'on croyait à la porte Saint-Honoré. Les Suisses et les gardes -françaises se tenaient « tous en bataille près le Louvre * ».
Le jour qui se levait allait sans doute éclairer la défaite finale du dernier Valois. Guise semblait avoir résolu de frapper le coup suprême et d'abattre ce fantôme de roi. 11 écrivait, le 13 au matin, à M. d'Entragues, gouverneur d'Orléans, pour lui donner l'ordre de jeter dans la' lutte parisienne le poids des forces insurrectionnelles dont dis-