‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 298 sur 314 · Jbid · texte numérisé non relu

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3. L'EsTOiLB raconte, par exemple, que le 19 juillet <t le sieur de la Chastre arriva à Paris^ menant quelques compagnies de gens de guerre, de pied et de cheval, qui furent logées à Gentilli, Arcueil et autres villages voisins où ils firent des maux et meschancetés innumérables ».(T. III, p. 300.)

4. A la date du 25 juin, Charles de Lorraine, duc d'Aumale, écrivait de Meaux & la Ville de Paris : « Messieurs, je m'achemine, suyvant la résolution que nous avons prise icy, pour aller aux plus grandes journées qu'il me sera possible, recevoir noz estrangers, qui .sont prelz d'entrer dans le

'^royaume pour, incontinent les avoir jointz, chercher tous les moiens qui

.me seront possibles de combattre ceux de noz ennemis, espérant, avec

Payde de. Dieu, que, quand nostre armée sera toute ensemble, elle sera

telle et sy forte que nous pourrons avoir la raison de nozdictz ennemvs. >»

{Rio. H, 1789, fol. 364.)

forces dans le Lyonnais, ne paraissait pas en vue de la capitale. Même avant la prise de Pontoise par les royalistes, on était découragé dans les conseils de TUnion. Le 40 juillet, la Ville de Paris chargeait le sieur Boursier de porter une lettre désolée à la ville d'Amiens : « Il y a de quoy espérer, dit la municipalité ligueuse, que Dieu ne nous abandonnera pas et qu'il fera bientôt paroislre quelque rayon de sa grâce *. »

Paris n'avait plus qu'à compter sur lui-même, et délibérément il ferme son enceinte ; un mandement ordonne aux capitaines de visiter toutes les portes et poternes et de faire boucher toutes les issues *. Dès le 18 juillet, la Ville a prescrit à MM. de Compans, de Costeblanche, échevins, Pigneron, colonel du quartier Sainte-Geneviève, B. Le Clerc, capitaine de la Bastille, Delarue, dizainier au quartier Saint-Martin des Champs, de rapporter au Bureau les clefs des portes Saint-Jacques, Saint-Honoré, Montmartre, Saint- Martin, Saint-Antoine, Saint-Victor, Saint-Marcel, Saint- Michel, Saint-Germain, Bussy et de Neslo, « lesquelles clefe, dit le mandement, leur ont esté baillées en garde, pour estre les dites clefz baillées et distribuées à chacun de nous et estre par nous gardées durant les troubles présens, suivant les antiens règlements et ordonnances de la Ville ' ». C'était Mayenne qui avait provoqué cette mesure. Il obligea les colonels à venir chaque matin chercher les clefs à THôtel de Ville et à les renvoyer chaque soir *. Maintenant ce ne sont plus les dizaines qui ont à fournir des hommes aux tranchées. Des sommations individuelles mettent les bourgeois riches et surtout les suspects en demeure « d'en-

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