‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 3 sur 314 · T. II, in-K 1723; liv. V, t. I, chap. ii, p · texte numérisé non relu

T. II, in-K 1723; liv. V, t. I, chap. ii, p

VI liNTRODUCTlON

dans sa grande dissertation sur YOrigine de l'Hostel de Ville de Paris S a réfuté ce système et tenté de rattacher la confrérie des marchands de Teau au corps des naùtœ parisiaci^ dont une inscription, découverte en 1710 sous le chœur de Notre-Dame de Paris, démontre invinciblement l'existence dès le règne de Tibère *. Mais de ce que les Romains accordaient à la confrérie des bateliers parisiens des privilèges analogues à ceux qu'obtenaient aussi les bateliers du Rhône et de la Saône, de la Durance et de la Loire ^ de ce qu'ils avaient des chefs ou curateurs^ il ne s'ensuit pas nécessairement que ces chefs aient été, dès l'époque de la domination romaine, de véritables magistrats municipaux. Le Roy use aussi, pour un érudit très estimable, d'une méthode fort hypothétique quand il se fonde sur l'analogie des fonctions du défenseur de cité, telles qu'elles sont déterminées par la loi romaine, avec celles des magistrats municipaux et des édiles, pour en conclure que l'institution des défenseurs a existé à Paris ; et c'est avec la même insuffisance de preuves que cet écrivain affirme que les nautes parisiens ont dû être désignés exclusive-

1. En tête de VHistoire de la ville de Paris de Félibik!« et Lobineau (Parie, i725). Il existe un tirage à part de cette dissertation (Paris, Desprez, 172-3, in-f«).

Page 1