id., f
3. Avalaige signifie penle douce, chemin pour descendre. Il s^agit ici des chemins ménagés sur le bord de la ^eine pour ch&rger et décharger les bateaux. La conduite des bateaux, depuis Mantes jusqu'À Auxerre, était le privilège exclusif de la Marchandise de-Veau'h. laquelle la municipalité avait succédé. Les agents de ce monopole s'appelaient les avaleurs de nés, c*est-è-dire mariniers chargés de faire descendre. les bateaux. Il est déjà question des avaleurs de nés dans le Recueil des sentences du parloir aux bourgeois, Voy. Sentences du 6 janvier 1303 et du 5 décembre 1313, relatives aux maîtres avaleurs de Tarche de Paris. De la grande ordonnance de 1415 il résulte qu'il y avait à Paris, au début du xv* siècle, deux avaleun de nés qui avaient pris le nom de « maistres des pons de la Ville ». Dés 1415, on trouve des maîtres des ponts à Poissy, Mantes, Vernon, Pont-de- TArche, Pontoise, TIle-Adam, Beaumont-sur-Oise, Creil, Sainte-Maxence, Corbeil et Compiègne. Sur plusieurs points, à Melun, À Montereau-sur- Yonne, etc., il y avait aussi des chableurs, préposés au chablage, c'est-àdire à la manœuvre des coches d*eau, à leur passage sous les ponts. Chahle équivaut à cdble, en vieux français. Quelquefois, on donne le nom de chables à certains ports ou havres. (Voir Ord.^ t. III, p. 573.) On disait : le chable de Harfleu (port de Harfleur).