‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 85 sur 314 · Reo. h., 1788, f · texte numérisé non relu

Reo. h., 1788, f

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pour la Ville, affin de les vuîder el faire promptement payer * ». Pour suffire à ces dépenses, il fallait de l'argent; mais aucun des débiteurs de la Ville ne s'exécutait. La municipalité s'adresse à toutes les autorités compétentes et réclame leur intervention bienveillante. Au roi elle demande d'ordonner à MM. du Conseil, aux intendants des finances, aux syndics et députés généraux du clergé <( que, toutes affaires cessans, ilz vacquent respectivement aux remplacement et non valleurs des rentes de la Ville, et cependant que les deffences que S. M. a faictes ausdictz supplians de ne saisir le temporel du clergé ou poursuivre le receveur général d'icelluy soient révocquées et levées * ». A la Chambre des comptes, le prévôt des marchands, Nicolas Luillier, remonstre qu'une partie des rentes de la Ville est constituée sur les deniers tant ordinaires qu'extraordinaires des recettes générales, et qu'au su de tout le monde les quartiers dont il s'agit ne sont pas acquittés par les recettes générales. En conséquence, sachant que la Chambre des comptes se préparait à clore plusieurs comptes des recettes qui constataient le payement par anticipation de créances autres que les rentes de la ville, la municipalité prie la Chambre des comptes de n'apurer aucuns des états déposés sur son bureau et de n'allouer aucun don sur les deniers des recettes générales, avant qu'il ait été justifié du versement des sommes dues à la Ville '.

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